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Résumé et recommandations
• 13 •
3- Réforme des politiques de subventions à l’énergie. Les politiques de subventions actuelles
engendrent des effets néfastes dans de nombreux domaines d’activité : elles aggravent les
déséquilibres budgétaires, elles freinent le développement économique des pays en décourageant
l’investissement dans le secteur énergétique, et engendrent des externalités négatives d’un point de
vue environnemental. Elles sont de plus inéquitables, et profitent majoritairement aux milieux les plus
aisés (cf. l’étude de l’Office national algérien des statistiques sur les dépenses de consommation des
ménages algériens en 2011). L’abandon progressif des subventions aux produits énergétiques
permettrait aux états de réaffecter ces fonds à des programmes mieux ciblés comme la santé,
l’éducation ou la protection sociale (C1 – F3).
4- Financer les initiatives pour le développement énergétique de l’Afrique. Différentes initiatives
visant à améliorer la situation énergétique du continent africain existent : Fonds Vert, SE4ALL,
PowerAfrica, énergies pour l’Afrique... Elles sont nécessaires, car elles investissent dans de nombreux
projets visant par exemple à l’électrification de l’Afrique ou au développement des énergies
renouvelables. Afin de ne pas casser cette dynamique d’investissement, il faut poursuivre le
financement de ces initiatives (C3– F1).
5- Développer l’offre de formation aux métiers de l’énergie en Afrique. L’électrification de
l’Afrique requiert quantité de compétences liées aux sciences de l’ingénieur, et donc la formation
en grand nombre de techniciens, techniciens supérieurs et ingénieurs : il y a actuellement une
pénurie de tels profils. De plus, la qualité de l’enseignement varie beaucoup entre les différentes
formations. Il est donc nécessaire de développer l’offre de formation technique en Afrique, et
d’associer d’avantage les entreprises à la formation et à l’enseignement (C1 – F3). Il y a un besoin
croissant de structures d’appui aux projets de terrain, pour leur montage, la formation des
gestionnaires et l’appui à la maintenance…
6- Restructuration des raffineries. Le secteur du raffinage doit être analysé globalement pour
déterminer, à une échelle régionale, les meilleures solutions pour alimenter un ensemble de pays en
produits pétroliers : restructuration de raffineries existantes, construction de nouvelles raffineries et
de terminaux d’importation de produits finis (C1 – F2).
7- Construction de bâtiments HQE. Le développement de l’urbanisme et de l’architecture
bioclimatique en Afrique nécessite de :
• réhabiliter l’utilisation de matériaux locaux (terre, terre cuite avec un peu de ciment) pour la
construction ;
• favoriser la conception de bâtiments très différents des bâtiments construits dans les années
1960 et 1970, au moment où l’énergie était bon marché, pour aller vers des bâtiments
consommant très peu d’énergie, tout en maintenant une température acceptable.
Ces mesures permettraient de réaliser d’importantes économies d’énergie, ce qui diminuerait
de fait la demande en électricité (C2 – F2).
8- Développement du secteur des transports. Les transports africains sont essentiellement routiers
(80 à 90 % du trafic interurbain et inter-états de marchandises). Le parc routier est majoritairement
constitué de véhicules anciens, polluants et fortement consommateurs de produits pétroliers. La
mise en place d’un contrôle technique des véhicules serait bien utile. Il est nécessaire de développer
l’offre de transports en commun selon des formes adaptées aux villes. Il apparaît également
important de développer le réseau ferré africain et de favoriser l’interconnexion des différents
réseaux ferrés (C3 – F3).
Résumé et recommandations
• 13 •
3- Réforme des politiques de subventions à l’énergie. Les politiques de subventions actuelles
engendrent des effets néfastes dans de nombreux domaines d’activité : elles aggravent les
déséquilibres budgétaires, elles freinent le développement économique des pays en décourageant
l’investissement dans le secteur énergétique, et engendrent des externalités négatives d’un point de
vue environnemental. Elles sont de plus inéquitables, et profitent majoritairement aux milieux les plus
aisés (cf. l’étude de l’Office national algérien des statistiques sur les dépenses de consommation des
ménages algériens en 2011). L’abandon progressif des subventions aux produits énergétiques
permettrait aux états de réaffecter ces fonds à des programmes mieux ciblés comme la santé,
l’éducation ou la protection sociale (C1 – F3).
4- Financer les initiatives pour le développement énergétique de l’Afrique. Différentes initiatives
visant à améliorer la situation énergétique du continent africain existent : Fonds Vert, SE4ALL,
PowerAfrica, énergies pour l’Afrique... Elles sont nécessaires, car elles investissent dans de nombreux
projets visant par exemple à l’électrification de l’Afrique ou au développement des énergies
renouvelables. Afin de ne pas casser cette dynamique d’investissement, il faut poursuivre le
financement de ces initiatives (C3– F1).
5- Développer l’offre de formation aux métiers de l’énergie en Afrique. L’électrification de
l’Afrique requiert quantité de compétences liées aux sciences de l’ingénieur, et donc la formation
en grand nombre de techniciens, techniciens supérieurs et ingénieurs : il y a actuellement une
pénurie de tels profils. De plus, la qualité de l’enseignement varie beaucoup entre les différentes
formations. Il est donc nécessaire de développer l’offre de formation technique en Afrique, et
d’associer d’avantage les entreprises à la formation et à l’enseignement (C1 – F3). Il y a un besoin
croissant de structures d’appui aux projets de terrain, pour leur montage, la formation des
gestionnaires et l’appui à la maintenance…
6- Restructuration des raffineries. Le secteur du raffinage doit être analysé globalement pour
déterminer, à une échelle régionale, les meilleures solutions pour alimenter un ensemble de pays en
produits pétroliers : restructuration de raffineries existantes, construction de nouvelles raffineries et
de terminaux d’importation de produits finis (C1 – F2).
7- Construction de bâtiments HQE. Le développement de l’urbanisme et de l’architecture
bioclimatique en Afrique nécessite de :
• réhabiliter l’utilisation de matériaux locaux (terre, terre cuite avec un peu de ciment) pour la
construction ;
• favoriser la conception de bâtiments très différents des bâtiments construits dans les années
1960 et 1970, au moment où l’énergie était bon marché, pour aller vers des bâtiments
consommant très peu d’énergie, tout en maintenant une température acceptable.
Ces mesures permettraient de réaliser d’importantes économies d’énergie, ce qui diminuerait
de fait la demande en électricité (C2 – F2).
8- Développement du secteur des transports. Les transports africains sont essentiellement routiers
(80 à 90 % du trafic interurbain et inter-états de marchandises). Le parc routier est majoritairement
constitué de véhicules anciens, polluants et fortement consommateurs de produits pétroliers. La
mise en place d’un contrôle technique des véhicules serait bien utile. Il est nécessaire de développer
l’offre de transports en commun selon des formes adaptées aux villes. Il apparaît également
important de développer le réseau ferré africain et de favoriser l’interconnexion des différents
réseaux ferrés (C3 – F3).
