9- Mise en place de parcs de stockage pétroliers. Les produits pétroliers couvrent 60 % des besoins
en énergie hors bois de feu en Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud). La logistique est donc
cruciale. Les moyens de transport (chemins de fer, routes) sont largement insuffisants. La réhabilitation
des réseaux est fondamentale mais déborde le cadre de cette étude. La mise en place de parcs de
stockage pétroliers permettrait entre autres de donner une impulsion forte à l’utilisation du GPL et de
réduire les difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers qui existent en Afrique
subsaharienne (C2 – F1).
10- Biomasse. Il n’est pas possible d’envisager à horizon court la disparition de l’utilisation du bois de
feu, qui est souvent la seule énergie dont disposent les ménages ruraux. L’ADEA recommande donc :
a. Distribution de foyers améliorés. Il apparaît urgent de développer sur une échelle massive
la distribution de foyers améliorés. Cette mesure simple est préconisée depuis des dizaines
d’années, mais n’est que très partiellement mise en œuvre (C1 – F1).
b. Favoriser le développement d’alternatives au bois énergie. Il est nécessaire de favoriser le
développement d’alternatives biomasses au bois énergie, notamment avec la méthanisation,
la pyrolyse ou la fabrication de combustibles alternatifs. Le GPL est aussi une alternative
crédible au bois énergie pour une utilisation domestique (C1-F2).
c. Régulation forte de la filière de production du bois et du charbon de bois. La régulation de
cette filière permettrait de lutter contre l’exploitation sauvage des forêts, et donc de permettre
une utilisation durable et responsable des forêts (C2 – F2).
Ces mesures :
- réduiraient la déforestation ;
- réduiraient l’occurrence de maladies respiratoires ;
- libèreraient, en particulier pour les femmes et les enfants, un temps considérable consacré à
la collecte du bois. Ce temps deviendrait disponible pour l’ éducation, la production ou les loisirs.
11- Électricité accessible en ville et dans les zones rurales. Les pays africains se caractérisent par
une électricité « centralisée et diffusée dans les grands centres » distincte de l’électricité rurale et
spécifique de l’Afrique. Dans de très nombreux pays, le développement et l’installation de l’électricité
se sont faits à partir des grandes villes puis se sont dirigés vers les campagnes, soutenus et
subventionnés par l’état. Dans ce contexte, il apparaît urgent de :
a. Développer les infrastructures de production centralisées. Il est important de développer
partout où cela est possible des infrastructures de production d’hydroélectricité importantes
(Afrique centrale : Inga, Afrique de l’Est : le Nil, Afrique de l’Ouest : Fouta Djallon et fleuves). Ces
barrages sont coûteux en investissement initia, mais d’excellentes solutions à long terme au
développement de la production. Là où l’hydraulique n’est pas disponible, il faut développer
les capacités de production centralisées (grandes centrales thermiques à gaz quand cela est
possible). Ces infrastructures assurent aux habitants des centres et aux grandes entreprises
une électricité fiable et à un meilleur prix (C3 – F2).
b. Infrastructures de distribution d’électricité aux populations pauvres. Il faut assurer un accès
minimum à l’électricité aux populations démunies des banlieues des grands centres (C3 – F3).
Les formes de distribution et de facturation doivent faire des progrès. Les expériences de
compteurs avec pré paiement sont à poursuivre : cela pourrait permettre un accès à tous ceux
qui ont des ressources précaires (Cf. les expériences du GRET à Nouakchott).
c. Favoriser l’électrification à partir de solutions mini-réseau / hors-réseau. Il apparaît urgent
d’encourager toutes les initiatives qui peuvent être prises pour favoriser production et
distribution d’ électricité décentralisée (solaire, hybride avec groupes diesel, micro-hydraulique,
méthanisation…) dans les villages, la formation et l’information des populations, la nécessité
adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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