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Zoom 8
• 119 •
Zoom n°8
Réchauffement climatique :
l’Afrique face à l’un de ses plus grands défis
par Khaled Igue, manager, Eurogroup Consulting France
Les conséquences du changement climatique et son impact sur le continent africain
Un rapport sans précédent publié en 2015 par le groupe d’ experts intergouvernemental sur l’ évolution
du climat (GIEC) pointe du doigt la responsabilité grandissante de l’activité humaine sur notre environnement.
Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère sont désormais à un niveau jamais atteint depuis
plusieurs siècles. Le rapport de la Banque mondiale intitulé « 4° Baissons la Chaleur » paru en juin 2013
témoigne également de la gravité de la situation. Il est démontré dans ce rapport que si rien n’est fait dans les
prochaines années, le réchauffement de la planète sera inévitable et les conséquences qui en découleront
auront un fort impact sur non seulement la faune et la flore mais aussi sur l’être humain.
Les simulations climatiques basées sur les éléments naturels (éruptions volcaniques, variations
solaires) peuvent expliquer des variations de températures jusqu’aux années 1950. Mais depuis 1950, ces
variations de températures ne sont explicables que si on intègre les activités humaines, qui apparaissent
même comme le principal facteur causant le réchauffement constaté. Dans son dernier rapport, le GIEC met
l’accent sur le lien entre la responsabilité humaine et le changement climatique : auparavant, ce lien était moins
certain, il était évalué à un petit peu plus de 50 % en 1995 puis à 66 % en 2001. Aujourd’hui, cette responsabilité
est estimée comme « extrêmement probable » (95 % de chances).
L’Afrique qui pour le moment est très loin de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique en termes de pollution
et d’émissions de gaz à effet de serre pourrait paradoxalement se retrouver en première ligne du changement
climatique. Certaines zones ont d’ailleurs commencé à subir les premiers effets : cyclones, inondations, vagues
de chaleur, pénuries alimentaires. La Banque Mondiale a émis, l’année dernière, un rapport sur les menaces
du réchauffement à l’échelle mondiale. Passé quasiment inaperçu, il met en avant la fragilité du continent
africain face aux modifications climatiques. L’institution est très claire, d’ici 20 à 30 ans seulement, les Africains
devront faire face à des phénomènes extrêmes. Ce sont les villes côtières qui seront les plus exposées.
L’augmentation du niveau des océans menace directement plusieurs dizaines de millions de personnes.
Quelles mesures au niveau mondial puis africain pour limiter les dégâts ?
Le changement climatique compromet déjà les progrès et les perspectives de développement du
continent africain. Ses conséquences se font déjà sentir sur tous les pays et dans tous les secteurs, aussi bien
en Afrique subsaharienne qu’au Maghreb. Des espèces disparaissent, des terres sont inondées et des moyens
de subsistance sont menacés. La multiplication des épisodes de sécheresse, des inondations, des grosses
tempêtes et des feux de forêts impose un lourd tribut aux particuliers, aux entreprises et aux pouvoirs publics.
Les phénomènes climatiques extrêmes peuvent plonger les ménages sous le seuil de pauvreté, ce qui risque
d’aggraver le problème de l’exode rural. On risque ainsi une complication des efforts de promotion de la
croissance économique et d’éradication de la pauvreté et des inégalités. Il importe d’intervenir pour ralentir le
rythme de l’évolution du climat et s’adapter aux impacts qui se font déjà sentir.
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Réchauffement climatique :
l’Afrique face à l’un de ses plus grands défis
par Khaled Igue, manager, Eurogroup Consulting France
Les conséquences du changement climatique et son impact sur le continent africain
Un rapport sans précédent publié en 2015 par le groupe d’ experts intergouvernemental sur l’ évolution
du climat (GIEC) pointe du doigt la responsabilité grandissante de l’activité humaine sur notre environnement.
Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère sont désormais à un niveau jamais atteint depuis
plusieurs siècles. Le rapport de la Banque mondiale intitulé « 4° Baissons la Chaleur » paru en juin 2013
témoigne également de la gravité de la situation. Il est démontré dans ce rapport que si rien n’est fait dans les
prochaines années, le réchauffement de la planète sera inévitable et les conséquences qui en découleront
auront un fort impact sur non seulement la faune et la flore mais aussi sur l’être humain.
Les simulations climatiques basées sur les éléments naturels (éruptions volcaniques, variations
solaires) peuvent expliquer des variations de températures jusqu’aux années 1950. Mais depuis 1950, ces
variations de températures ne sont explicables que si on intègre les activités humaines, qui apparaissent
même comme le principal facteur causant le réchauffement constaté. Dans son dernier rapport, le GIEC met
l’accent sur le lien entre la responsabilité humaine et le changement climatique : auparavant, ce lien était moins
certain, il était évalué à un petit peu plus de 50 % en 1995 puis à 66 % en 2001. Aujourd’hui, cette responsabilité
est estimée comme « extrêmement probable » (95 % de chances).
L’Afrique qui pour le moment est très loin de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique en termes de pollution
et d’émissions de gaz à effet de serre pourrait paradoxalement se retrouver en première ligne du changement
climatique. Certaines zones ont d’ailleurs commencé à subir les premiers effets : cyclones, inondations, vagues
de chaleur, pénuries alimentaires. La Banque Mondiale a émis, l’année dernière, un rapport sur les menaces
du réchauffement à l’échelle mondiale. Passé quasiment inaperçu, il met en avant la fragilité du continent
africain face aux modifications climatiques. L’institution est très claire, d’ici 20 à 30 ans seulement, les Africains
devront faire face à des phénomènes extrêmes. Ce sont les villes côtières qui seront les plus exposées.
L’augmentation du niveau des océans menace directement plusieurs dizaines de millions de personnes.
Quelles mesures au niveau mondial puis africain pour limiter les dégâts ?
Le changement climatique compromet déjà les progrès et les perspectives de développement du
continent africain. Ses conséquences se font déjà sentir sur tous les pays et dans tous les secteurs, aussi bien
en Afrique subsaharienne qu’au Maghreb. Des espèces disparaissent, des terres sont inondées et des moyens
de subsistance sont menacés. La multiplication des épisodes de sécheresse, des inondations, des grosses
tempêtes et des feux de forêts impose un lourd tribut aux particuliers, aux entreprises et aux pouvoirs publics.
Les phénomènes climatiques extrêmes peuvent plonger les ménages sous le seuil de pauvreté, ce qui risque
d’aggraver le problème de l’exode rural. On risque ainsi une complication des efforts de promotion de la
croissance économique et d’éradication de la pauvreté et des inégalités. Il importe d’intervenir pour ralentir le
rythme de l’évolution du climat et s’adapter aux impacts qui se font déjà sentir.
