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L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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sur le site de travail). Cela signifie qu’il faudra former 100000 «électriciens» au cours des vingt prochaines années.
• Nous considérons que 12 % de ces 100 000 « électriciens » seront des cadres (ingénieurs ou cadres
administratifs tels que les forme le MI-GEE de l’institut 2iE
• 30 % seront des agents de maîtrise.
• Les 58 % restants seront des agents formés sur le tas comme cela se pratique habituellement.
Le calcul ci-dessous ne vise qu’à établir une estimation, certes très embryonnaire, du coût économique, en
Euros 2015, du besoin de formation :
De l’ exemple des coûts d’inscription au MI-GEE, on peut estimer à 6 000 €/an la formation d’un cadre, ingénieur
électricien ou manager du secteur.
−
Le coût de formation d’un agent de maîtrise n’est que légèrement inférieur (4/5), estimé à 4 800 €/an.
• Il en résulte un coût économique pour satisfaire directement le besoin de formation sur vingt ans
de 216 000 000 €.
• En réalité ce coût est augmenté des frais de voyage, logement et subsistance des gens à former, que
l’on peut estimer largement à 1 fois ce montant.
Au total, il faut prévoir que le coût économique (il n’a pas été question ici du coût financier prenant
notamment en compte le taux d’inflation) de satisfaction du besoin de formation d’ « électriciens » spécialisés
se montera à 216 000 000 x 2 = 432 000 000 € sur 20 ans. soit 21 600 000 € par an.
Pour satisfaire ce besoin, il sera nécessaire de multiplier les initiatives et projets institutionnels, sur le
modèle par exemple du MI-GEE de 2iE du Burkina Faso ou de l’ESIE. Il faudrait d’ailleurs réhabiliter l’ESIE (dont
les locaux sont toujours existants) sous une forme ou une autre. Les initiatives impliquant le secteur privé
comme « Schneider Electric » en Afrique du sud, mentionnée ci-dessus, devraient aussi être encouragées, avec
engagement de la coopération internationale, bilatérale ou multilatérale.
Conclusion
Si aujourd’hui, l’accès à électricité pour le consommateur africain se définit comme un produit rare,
cher, et de mauvaise qualité, cela est dû en partie à un manque de financement mais également à l’insuffisance
de main d’œuvre qualifiée, à la diversité et à la qualité de la formation qui est proposée jusqu’alors aux
professionnels de l’énergie en Afrique.
Le taux de l’électrification rurale, véritable plaie de l’accès à l’énergie en Afrique peut très rapidement
s’améliorer à condition de diversifier les formations et d’offrir aux acteurs ruraux des formations qui leur sont
adaptées en micro hydraulique, solaire photovoltaïque, biomasse, biogaz, ce qui apportera un facteur
multiplicateur pour le développement des zones rurales car tout le tissu économique et social se trouverait
impacté. La volonté politique des Etats africains doit se manifester pour mener à bien ce projet révolutionnaire.
à l’heure où l’ électrification en Afrique est plus que jamais à l’ ordre du jour et fait l’ objet d’appels répétés
aux investisseurs tant institutionnels que privés, il faudrait de façon urgente pouvoir compter sur l’apport
essentiel d’une formation adaptée des professionnels du secteur de l’énergie. Plus spécifiquement, cette
stratégie de formation devrait être complétée d’une information systématique du client-usager pour assurer
l’efficacité dans le moyen et long terme des efforts financiers dont le montant dépassera plusieurs centaines
de milliards de dollars.
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