adea
Zoom 7
• 115 •
Certaines écoles se dégagent du lot, car elles sont à vocation régionale et proposent un enseignement
de qualité.
Ce fut le cas de l’école Supérieure Interafricaine d’électricité (ESIE) sise à Bingerville (Côte d’Ivoire) créée
en juin 1978 avec l’appui d’EDF et dont la vocation était de dispenser une formation d'ingénieur
électromécanicien bilingue à des étudiants venant des sociétés d'électricité membres. Si elle a formé en vingt
ans plus de 250 ingénieurs, elle est, aujourd’hui, à l’abandon.
Actuellement à Ouagadougou (Burkina Faso), l’Institut International d'Ingénierie de l’Eau et de
l’Environnement (2iE) à travers son « Master en Ingénierie option Génie électrique et énergétique » (MI-GEE)
réputé, reçoit les étudiants de toute l’Afrique de l’ouest intéressés par les métiers de l’électricité, des énergies
renouvelables et du génie climatique en vue de former des « ingénieurs et manageurs rompus à la
compréhension des enjeux énergétiques, environnementaux, économiques et sociaux dans le contexte
énergétique du continent africain ».
L’offre du secteur éducatif officiel en matière de formation continue
Il s’agit de partenariats existants entre les sociétés nationales d’électricité et différents partenaires
techniques qu’ils soient du Nord ou du Sud.
Exemple 1 - Le Centre de Formation Professionnelle et Technique (CFPT) de Dakar, créé en 1984, avec
le soutien du Gouvernement du Japon est l’un des premiers établissements de formation spécialisée dans la
maintenance industrielle (notamment électromécanique et électrotechnique). La vocation sous régionale du
Centre lui permet d’accueillir des élèves et étudiants non-sénégalais. Ainsi des ressortissants de 23 pays (Bénin,
Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Cap Vert, Centrafrique, Congo, R.D. Congo, Côte d’Ivoire, France,
Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Liban, Mali, Mauritanie, Niger, Rwanda, Tchad, Togo et Sénégal) y ont suivi
régulièrement des formations initiales et continues. L’expertise du CFPT, à travers ses formateurs en qualité
d’experts de pays tiers, est également déployée dans la sous-région depuis 2006 pour le perfectionnement
des formateurs.
Exemple 2- l’ ADEREE - Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de
l’Efficacité Energétique du Maroc (Ex CDER) fait du renforcement de capacités pour les cadres d’Afrique
subsaharienne chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques d’électrification utilisant les
énergies renouvelables.
L’offre du secteur informel
Former les ruraux aux énergies renouvelables apportera un facteur multiplicateur pour le
développement des zones rurales. Tout le tissu économique et social se trouverait impacté.
Plusieurs ONG œuvrent en Afrique subsaharienne (exemple l’ABED : Association Béninoise pour l’Eveil
et le Développement, et le GERES :Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités - au Bénin)
en offrant des formations aux personnes ayant un faible niveau d’éducation à la base dans le secteur des
énergies renouvelables.
Certains pays tels que le Bénin ont décidé de rendre diplômante la formation informelle par des textes
officiels. Le Bénin a construit un système exemplaire de formation professionnelle dans le secteur de l’artisanat
qui aboutit au bout de trois années de formation au certificat de qualification professionnelle (CQP) pour les
apprentis du niveau d’instruction des cours moyens. Cet examen du CQP concerne, entre autres, les métiers
concernés de la mécanique, le froid et la climatisation, l’électricité, la construction métallique, ….
Zoom 7
• 115 •
Certaines écoles se dégagent du lot, car elles sont à vocation régionale et proposent un enseignement
de qualité.
Ce fut le cas de l’école Supérieure Interafricaine d’électricité (ESIE) sise à Bingerville (Côte d’Ivoire) créée
en juin 1978 avec l’appui d’EDF et dont la vocation était de dispenser une formation d'ingénieur
électromécanicien bilingue à des étudiants venant des sociétés d'électricité membres. Si elle a formé en vingt
ans plus de 250 ingénieurs, elle est, aujourd’hui, à l’abandon.
Actuellement à Ouagadougou (Burkina Faso), l’Institut International d'Ingénierie de l’Eau et de
l’Environnement (2iE) à travers son « Master en Ingénierie option Génie électrique et énergétique » (MI-GEE)
réputé, reçoit les étudiants de toute l’Afrique de l’ouest intéressés par les métiers de l’électricité, des énergies
renouvelables et du génie climatique en vue de former des « ingénieurs et manageurs rompus à la
compréhension des enjeux énergétiques, environnementaux, économiques et sociaux dans le contexte
énergétique du continent africain ».
L’offre du secteur éducatif officiel en matière de formation continue
Il s’agit de partenariats existants entre les sociétés nationales d’électricité et différents partenaires
techniques qu’ils soient du Nord ou du Sud.
Exemple 1 - Le Centre de Formation Professionnelle et Technique (CFPT) de Dakar, créé en 1984, avec
le soutien du Gouvernement du Japon est l’un des premiers établissements de formation spécialisée dans la
maintenance industrielle (notamment électromécanique et électrotechnique). La vocation sous régionale du
Centre lui permet d’accueillir des élèves et étudiants non-sénégalais. Ainsi des ressortissants de 23 pays (Bénin,
Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Cap Vert, Centrafrique, Congo, R.D. Congo, Côte d’Ivoire, France,
Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Liban, Mali, Mauritanie, Niger, Rwanda, Tchad, Togo et Sénégal) y ont suivi
régulièrement des formations initiales et continues. L’expertise du CFPT, à travers ses formateurs en qualité
d’experts de pays tiers, est également déployée dans la sous-région depuis 2006 pour le perfectionnement
des formateurs.
Exemple 2- l’ ADEREE - Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de
l’Efficacité Energétique du Maroc (Ex CDER) fait du renforcement de capacités pour les cadres d’Afrique
subsaharienne chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques d’électrification utilisant les
énergies renouvelables.
L’offre du secteur informel
Former les ruraux aux énergies renouvelables apportera un facteur multiplicateur pour le
développement des zones rurales. Tout le tissu économique et social se trouverait impacté.
Plusieurs ONG œuvrent en Afrique subsaharienne (exemple l’ABED : Association Béninoise pour l’Eveil
et le Développement, et le GERES :Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités - au Bénin)
en offrant des formations aux personnes ayant un faible niveau d’éducation à la base dans le secteur des
énergies renouvelables.
Certains pays tels que le Bénin ont décidé de rendre diplômante la formation informelle par des textes
officiels. Le Bénin a construit un système exemplaire de formation professionnelle dans le secteur de l’artisanat
qui aboutit au bout de trois années de formation au certificat de qualification professionnelle (CQP) pour les
apprentis du niveau d’instruction des cours moyens. Cet examen du CQP concerne, entre autres, les métiers
concernés de la mécanique, le froid et la climatisation, l’électricité, la construction métallique, ….
