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L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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de se plaindre de la non-lisibilité des factures qu’ils jugent arbitraires et trop chères, du délai d’attente
important aux caisses des agences d’électricité, du manque d’écoute à la suite d’une surtension ayant
entraîné des dégâts matériels d’appareils électroniques.
Le manque d’information et de sensibilisation de l’usager est une cause importante du faible taux de
recouvrement des factures d’ électricité. Ajoutons que la sensibilisation à la lutte contre le gaspillage de l’ électricité
dans l’administration est embryonnaire. L’usage à profusion des appareils de climatisation par certains
utilisateurs se fait au détriment d’autres clients qui souhaitent avoir accès aux autres usages de l’ électricité.
Aussi, une sensibilisation à l’esprit citoyen, au respect des lois et règles, des droits des autres citoyens,
au respect des ouvrages, devrait être encouragée pour dissuader les individus mal intentionnés, responsables
de la gestion des « toiles d’araignées » à l’origine d’accidents et d’un manque à gagner dans les caisses du
fournisseur d’électricité, public ou privé.
La sensibilisation à l’efficacité énergétique dans les foyers commence timidement. Ainsi, l’usage des
ampoules à incandescence est interdit dans certains pays africains.
Le faible taux de recouvrement des factures par les sociétés nationales distributrices de l’électricité (un
tiers en moyenne en Afrique subsaharienne) est essentiellement dû à une mauvaise organisation du système
de recouvrement des factures et par l’incapacité des opérateurs à collecter efficacement les règlements.
Enfin, notons que plusieurs pays africains se sont dotés récemment d’une Autorité de régulation de
l’électricité (Bénin, Côte d’Ivoire, Cameroun, Ouganda, Kenya…) dont la mission est notamment d’être à l’écoute
des usagers, de défendre leur droits et de leur signifier leurs devoirs.
L’instauration d’une autorité de régulation de l’énergie qui joue pleinement son rôle, (contrôle de la
société distributrice d’électricité et défense des usagers) conduira à la distribution d’une énergie de qualité et
à un meilleur taux de recouvrement des factures d’électricité.
L’offre de formations des acteurs de l’énergie : le constat
L’offre du secteur formel en matière de formation initiale
En ce qui concerne la sous-région subsaharienne, il y a au moins une école d'ingénieurs et des universités
qui forment des énergéticiens dans chaque pays le plus souvent issus du secteur public.
L’offre se fait par :
• des Centres de Formation Professionnelle qui forment des agents techniques au niveau Certificat
d'aptitude Professionnelle (CAP)
• des Lycées Généraux et Technologiques qui forment au niveau Bac technique et professionnel et au
BTS (Brevet de technicien supérieur)
• des Universités qui forment des DUT, des Licences, Master et Doctorat (LMD)
• des écoles d’ingénieurs
Au Mali par exemple, on peut noter l’offre de formation suivante :
• L'école Nationale d'Ingénieurs (ENI) qui forme des ingénieurs Bac+5.
• La Faculté des Sciences et Techniques (FAST) qui forme des universitaires de niveau Maîtrise Bac+4
• L'école Centrale , pour l'Industrie, le Commerce et l'Administration (ECICA) qui forme des techniciens
(niveau bac technique)
• Le Centre de Formation Professionnelle qui forme des agents techniques (niveau Certificat d'aptitude
Professionnelle CAP).
• Il y a des écoles privées qui forment aussi au niveau de technicien et au niveau CAP.
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