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Zoom 7
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Ceci pourtant aurait pu contribuer à améliorer le taux d’électrification rurale de certains pays.
En matière de production de l’énergie et de gestion des ouvrages, (raffineries, centrales thermiques,
centrales à gaz, ouvrages hydroélectriques) construits et opérés aujourd’hui en Afrique subsaharienne (par
exemple au Bénin, Togo, Ghana…), on constate une forte présence d’experts expatriés s’expliquant par une
pénurie de main d’œuvre locale qualifiée, ce qui alourdit les coûts de production de l’énergie.
Certains pays africains détenteurs de sources d’énergies fossiles n’arrivent pas à les exploiter à bon
escient, c’est-à-dire au bénéfice de leur population, et sont ainsi notamment dans l’obligation d’importer des
hydrocarbures à cause d’un déficit de compétences.
Cette pénurie de personnel qualifié sur le terrain et l’absence de stratégies de diffusion efficaces se
retrouvent notamment dans les domaines des énergies renouvelables.
Et pourtant, les compétences techniques acquises dans le secteur informel par les apprenants en
électricité et en mécanique pourraient leur permettre de relever le défi du développement de ces énergies dans
les zones rurales. C’est le cas en Afrique de l’Ouest, du Mali, du Bénin, du Burkina Faso et du Sénégal où
plusieurs techniciens solaires formés à la maintenance des systèmes solaires, gèrent les installations solaires
et participent à la production d’une énergie de qualité pour leur communauté.
Les connaissances techniques sont nécessaires pour constituer une masse critique de spécialistes en
matière de politiques de l’ énergie, de responsables économiques et d’ingénieurs qui seront capables de gérer
tous les aspects du développement des renouvelables. La formation d’une main d’ œuvre capable d’installer et
de réparer des équipements pour les énergies renouvelables constitue un préalable au succès de leur diffusion.
Les Africains doivent être en mesure d’acquérir le savoir-faire dans la fabrication des équipements
des renouvelables. Exemplaire est la récente ouverture d'une usine de fabrication de panneaux solaires dans
la province de Beleluane (Mozambique) produisant 15MWc d'électricité par an. Les techniciens Mozambicains
qui vont la gérer ont été formés en Inde. En 2011, le Sénégal avait annoncé la construction d’une usine de
production de panneaux solaires par la SPEC (Sustainable Power Electric Company). La même année, le Congo
avait annoncé une unité d'assemblage et de production des panneaux solaires dans la localité d'Edou
(Copasol), à plus de 500 km au nord de Brazzaville, fruit de la coopération sino-congolaise, mais
malheureusement ces deux projets sont toujours en gestation. Cela prouve que la volonté politique existe pour
la fabrication en Afrique des panneaux solaires et qu’il reste à la concrétiser.
Enfin concernant la distribution de l’électricité, la gestion de l’information envers les clients-usagers , gérée
plus ou moins efficacement selon les pays, se fait à deux niveaux :
• sur le plan technique : le coût élevé de l’électricité n’est pas synonyme de qualité pour le client-usager.
Au sein même des zones électrifiées, l’acheminement n’est pas fiable. Les pannes, conséquence d’un
système électrique insuffisamment entretenu, et les délestages, seule véritable solution de gestion du
réseau électrique en l’absence de moyens de production suffisants, surviennent fréquemment. On
constate dans certains pays une gestion intelligente du délestage où les clients sont informés à temps
du moment du délestage, ce qui leur permet de prendre des précautions et de prévenir les risques de
dommages matériels.
A contrario, dans d’autres pays africains, sévit un délestage sauvage qui entraîne des dégâts matériels et
financiers pour l’usager, qui en plus n’est pas dédommagé.
• Sur le plan commercial, les clients non seulement subissent un délai important dans l’obtention
d’une ligne de raccordement à l’électricité conventionnelle mais ont encore trop souvent des raisons
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