adea
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 112 •
Zoom n°7
L’importance de la formation et de l’information :
Réalités et perspectives
par Christèle Adedjoumon, Gestionnaire de projets solaires photovoltaïques à l’ONG ABED*
1
et Bernard Duhamel, Vice-Président de l’ADEA
La formation et l’information, points clés du système d’accès à l’ énergie au même titre que le financement,
agissent sur trois axes qui concourent in fine à la production d’une énergie de qualité et durable pour tous :
• Au niveau politique, lors de la formulation des politiques énergétiques des Etats qui doit se faire par
des cadres compétents formés à cet effet, lesquels devront bénéficier de mesures d’accompagnement de
renforcement de capacités dans le cadre de la formation continue.
• Au niveau technique, lors de la production et du transport de l’énergie.
La formation d’ingénieurs, de cadres, de techniciens lorsqu’on décide de produire à partir des énergies fossiles
et fissiles (pétrole, gaz naturel, charbon, uranium) ou à partir des énergies renouvelables (solaire, éolien,
biomasse, hydraulique, géothermie, énergie des mers) doit être planifiée, adaptée à la demande de plus en
plus croissante afin d’améliorer la sécurité énergétique et par conséquent amorcer le développement.
• Enfin au niveau de la distribution de l’énergie (aspect technique, marketing et communication).
L’information continue et pertinente à l’endroit du consommateur (écoute, sensibilisation au respect des
ouvrages, meilleure lisibilité des factures émises, meilleure gestion des délestages, conseil en efficacité
énergétique, multiplicité des moyens de recouvrement des factures etc…
Aujourd’hui en Afrique subsaharienne, nous constatons une inadéquation entre l’offre et la demande
de formation en énergie, facteur aggravant du déficit global en matière d’accès à l’énergie. .
La demande de formations des acteurs de l’énergie : le constat
Sur le plan qualitatif
En matière de planification, les cadres et décideurs politiques chargés d’élaborer les politiques
énergétiques sont en majorité des ingénieurs et des politiciens plutôt que des planificateurs, ce qui constitue
une limite dans l’élaboration des projets (aspects contractuels, juridiques) et engendre des coûts
supplémentaires, des réponses inadaptées aux variations du cours du pétrole, des délais d’exécution plus
longs que prévus dans l’élaboration des projets énergétiques quels qu’ils soient, des tarifs du kWh qui ne
reflètent pas le coût de production. Or nul n’ignore que les politiques gouvernementales sont importantes par
leur capacité à créer un environnement favorable pour mobiliser les ressources et encourager les
investissements du secteur privé.
Pour exemple, peu de pays africains contrairement aux pays asiatiques ont su tirer profit des
financements issus du MDP (Mécanisme de Développement Propre), à cause de la pénurie de compétences
et de capacité analytique pour persévérer jusqu’à la conclusion des processus assez lents de la négociation et
de l’approbation qui en accompagnent les mécanismes.
1 ABED : Association Béninoise pour l’Eveil et le Développement
L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
• 112 •
Zoom n°7
L’importance de la formation et de l’information :
Réalités et perspectives
par Christèle Adedjoumon, Gestionnaire de projets solaires photovoltaïques à l’ONG ABED*
1
et Bernard Duhamel, Vice-Président de l’ADEA
La formation et l’information, points clés du système d’accès à l’ énergie au même titre que le financement,
agissent sur trois axes qui concourent in fine à la production d’une énergie de qualité et durable pour tous :
• Au niveau politique, lors de la formulation des politiques énergétiques des Etats qui doit se faire par
des cadres compétents formés à cet effet, lesquels devront bénéficier de mesures d’accompagnement de
renforcement de capacités dans le cadre de la formation continue.
• Au niveau technique, lors de la production et du transport de l’énergie.
La formation d’ingénieurs, de cadres, de techniciens lorsqu’on décide de produire à partir des énergies fossiles
et fissiles (pétrole, gaz naturel, charbon, uranium) ou à partir des énergies renouvelables (solaire, éolien,
biomasse, hydraulique, géothermie, énergie des mers) doit être planifiée, adaptée à la demande de plus en
plus croissante afin d’améliorer la sécurité énergétique et par conséquent amorcer le développement.
• Enfin au niveau de la distribution de l’énergie (aspect technique, marketing et communication).
L’information continue et pertinente à l’endroit du consommateur (écoute, sensibilisation au respect des
ouvrages, meilleure lisibilité des factures émises, meilleure gestion des délestages, conseil en efficacité
énergétique, multiplicité des moyens de recouvrement des factures etc…
Aujourd’hui en Afrique subsaharienne, nous constatons une inadéquation entre l’offre et la demande
de formation en énergie, facteur aggravant du déficit global en matière d’accès à l’énergie. .
La demande de formations des acteurs de l’énergie : le constat
Sur le plan qualitatif
En matière de planification, les cadres et décideurs politiques chargés d’élaborer les politiques
énergétiques sont en majorité des ingénieurs et des politiciens plutôt que des planificateurs, ce qui constitue
une limite dans l’élaboration des projets (aspects contractuels, juridiques) et engendre des coûts
supplémentaires, des réponses inadaptées aux variations du cours du pétrole, des délais d’exécution plus
longs que prévus dans l’élaboration des projets énergétiques quels qu’ils soient, des tarifs du kWh qui ne
reflètent pas le coût de production. Or nul n’ignore que les politiques gouvernementales sont importantes par
leur capacité à créer un environnement favorable pour mobiliser les ressources et encourager les
investissements du secteur privé.
Pour exemple, peu de pays africains contrairement aux pays asiatiques ont su tirer profit des
financements issus du MDP (Mécanisme de Développement Propre), à cause de la pénurie de compétences
et de capacité analytique pour persévérer jusqu’à la conclusion des processus assez lents de la négociation et
de l’approbation qui en accompagnent les mécanismes.
1 ABED : Association Béninoise pour l’Eveil et le Développement
