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L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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à la tête d’un quasi-monopole, Eskom sur volonté du DoE devrait voir son activité concurrencée. Le
DoE s’est ainsi fixé pour objectif d’accroitre la part des Independent Power Producer (IPP) dans la production
nationale d’électricité à 30 %. Dans cette optique, le gouvernement avait lancé en 2010 une réforme
institutionnelle visant la création d’un opérateur indépendant chargé de l’achat et de la revente de l’électricité.
L’Independent System and Market Operator (ISMO) aurait également possédé et exploité des infrastructures
de transport de l’électricité. Après de nombreuses discussions parlementaires, le Congrès national africain
(ANC) a toutefois rejeté le texte en février 2015.
Le mix énergétique de l’Afrique du Sud et le charbon
En 2013, les consommations énergétiques de l’Afrique du Sud étaient les suivantes
3 :
• Pétrole : 570 000 barils par jour.
• Gaz naturel : 3,9 milliards de mètres cubes
• Charbon : 88,2 millions de tonnes équivalent pétrole
• Nucléaire : 1 million de tonnes équivalent pétrole
• Hydraulique : 0,3 million de tonnes équivalent pétrole
• Autres énergies renouvelables : 0,1 million de tonne équivalent pétrole
Avec une consommation totale d’énergie primaire de 122,4 millions de tonnes équivalent pétrole,
l’Afrique du Sud est le premier consommateur d’énergie primaire du continent (environ 30 % du total).
Deuxième consommateur de pétrole en Afrique derrière l’Egypte, l’Afrique du Sud possède peu et
produit peu de pétrole. Avec 485 000 barils traités par jour
4 , elle possède également la deuxième capacité de
raffinage du continent. Pour répondre à ses besoins, elle importe son pétrole principalement du Moyen-Orient
et d’Afrique de l’Ouest et le traite localement dans ses quatre raffineries de brut ainsi que dans deux raffineries
utilisant les procédés GTL et CTL. Son industrie très développée des carburants de synthèse lui permet de traiter
presque tout le pétrole produit localement. Suite aux sanctions prises par les Etats-Unis et l’Union européenne
elle a cessé d’importer le pétrole iranien. Ses plus importants fournisseurs sont l’Arabie Saoudite, le Nigeria et
l’Angola.
Les hydrocarbures de synthèse issus de charbon et de gaz naturel représentent 90 % de la production
d’hydrocarbures du pays. Le gouvernement prévoit de relever les normes de qualité des produits pétroliers
d’ici 2017 ce qui nécessiterait la mise à niveau des raffineries. En raison d’un faible retour sur investissements,
les opérateurs de raffineries sont réticents à cette actualisation. Conjuguée aux investissements réalisés pour
la construction d’un second pipeline reliant Durban et Johannesburg, les coûts de raffinage devraient
augmenter. Pour y faire face la société PetroSA souhaite construire une nouvelle raffinerie d’une capacité de
400 000 barils par jour à Coega près de Port Elizabeth. Le projet est toujours en étude de faisabilité.
L’Afrique du Sud importe majoritairement son gaz naturel mais son réseau de pipelines est peu
développé. Il relie le port de Durban à Secunda au sud de Johannesbourg en passant par Richards Bay sur un
trajet de 3 800 kilomètres. à titre de comparaison, le réseau pipelines français représente 193 000 kilomètres
5 .
Néanmoins l’Afrique du Sud disposerait d’importantes réserves de gaz de schiste. Majoritairement situées dans
la région semi-désertique du Karoo, les réserves techniquement exploitables sont estimées à hauteur de 390
milliards m
3
, ce qui en fait potentiellement les 8
e plus importantes du monde
6 . Selon le gouvernement sudafricain, 10 % de ces réserves suffiraient à assurer la moitié des besoins en électricité du pays pour vingt ans.
3 Données :BP Statistical Review 2014.
4 Oil & Gas Journal, Janvier 2014.
5 L’énergie en Afrique du Sud, Ambassade de France en Afrique du Sud, Services économiques, Septembre 2013.
6 Technically Recoverable Shale Oil and Shale Gas Resources, EIA U.S. Energy Information Administration, 13 Juin 2013.
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