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L’Énergie en Afrique à l’horizon 2050
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Le départ de Chevron n'a pas surpris les observateurs. En effet le Tchad souhaiterait acquérir 5 % du
consortium qui exploite les champs, composé d'Exxon, Chevron et Petronas mais voudrait que ces 5 % soient
cédés sans contrepartie financière. Le départ de Chevron serait dû aussi à la décroissance de la production du
gisement exploité par ce consortium. Ainsi la production est passée d'une estimation à l’origine de 225 000
barils/jour, à une production réelle de 110 000 barils/jour, pour retomber aujourd'hui à 86 000 barils/jour.
La CNPC et la raffinerie de Djermaya
Autre acteur clé désormais : la CNPC (Chinese National Petroleum Corporation). Cette société, la plus
importante compagnie chinoise et l’une des plus importantes compagnies mondiales) est présente au Tchad.
CNPC est présente au Tchad comme dans de nombreux pays africains pour développer une production de
pétrole destinée à assurer la sécurité d’approvisionnement de la Chine.
Le Consortium composé de la CNPCI Chad (90 %), opérateur et Etat (10 %) après une campagne
d’exploration soutenue a découvert des gisements exploitables dans le bassin de Bongor, notamment dans
les champs de Rônier et Mimosa qui sont en production.
La CNPC a construit la raffinerie de Djermaya, entrée en service en 2011. Cette raffinerie permet au
Tchad de disposer de produits pétroliers qui auparavant devaient être importés depuis Douala. Le coût de
transport de ces produits importés est exorbitant (2000 km par camion sur des routes difficiles). La disponibilité
de produits à un coût accessible a considérablement développé le marché. En outre une bonne partie des
produits part en fraude vers les pays voisins.
La Société de Raffinage de N’Djaména, dont la CNPCI détient 60 % des parts et l’Etat 40 % a été conçue
pour une capacité de départ de 20 000 barils par jour pouvant être augmentée à 50 000 barils par jour. En
plus de la production de ses différents produits pétroliers, la SRN dispose d’une capacité de production
électrique de 40 MW dont 20 MW pour ses propres besoins et 20 MW rétrocédés à la Société Nationale
d’Electricité (SNE). La SRN est alimentée par le pétrole brut en provenance des champs de Rônier et Mimosa,
dans le bassin de Bongor opéré par la CNPCI Chad.
Le fonctionnement de la raffinerie a connu plusieurs incidents : conflit entre l’Etat Tchadien et la CNPC
sur les prix de vente des produits, perturbations dans le fonctionnement suite à un conflit entre le
gouvernement et la CNPC pour des problèmes de respect de l’environnement.
Mais répétons le, la disponibilité de produits pétroliers indispensables au bon fonctionnement du pays, dans
de bonnes conditions de sécurité et de prix est un atout essentiel pour le Tchad.
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