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La sortie de la Banque Mondiale
En 2005, la situation change avec l'augmentation du prix du baril qui dépasse 50 dollars. Début 2006,
le gouvernement tchadien remet en cause l’accord avec la Banque mondiale, décide de ne plus alimenter le
fonds pour les Générations futures et d’utiliser cet argent « pour des objectifs de sécurité », en clair pour
acheter des armes pour faire face à la menace des rebelles installés dans les régions frontières du Soudan.
Réaction immédiate de la Banque mondiale qui suspend tous les prêts au Tchad. Un accord entre la Banque
et le gouvernement Tchadien est trouvé en juillet 2006. Cependant, en septembre 2008, le Tchad grâce à ses
revenus pétroliers (1,4 milliard prévu en 2008) rembourse la totalité du prêt contracté auprès de la Banque
mondiale pour la réalisation du pipeline, soit 65,7 millions de dollars. La Banque mondiale n’a donc désormais
plus de moyen de pression sur l’état tchadien concernant la gestion du pétrole.
Récents développements de la production pétrolière au Tchad
Le consortium exploitant le pétrole du Tchad fut un temps constitué de Exxon, Shell et Elf avant que
Chevron et Petronas ne remplacent Shell et Elf. En 2014, le gouvernement a racheté les parts de Chevron dans
l'exploitation du gisement Doba, avec le concours du conglomérat helvéto-britannique Glencore et ceci à
hauteur de 1,3 milliard de dollars. Glencore avait déjà pris en 2012 une participation de 25 % dans deux
champs pétroliers de la société canadienne Griffiths – qui s'appelle désormais Caracal - dans le sud du Tchad,
pour un montant de quelque 300 millions de dollars.
La société helvèto-britannique via son entité Glencore Energy UK est aussi l’intermédiaire, grâce à un
accord signé en septembre 2012, pour la vente d’une partie significative de la part de pétrole de l'Etat tchadien
sur les permis de Doba (opérés par Exxon-Petronas-Chevron). La Société des hydrocarbures du Tchad (SHT),
qui est normalement en charge de la commercialisation, a donné un mandat à Glencore pour effectuer cette
tâche. Cette commercialisation directe de la part de l'Etat sur Doba a été rendue possible suite à des
négociations en 2012 avec le consortium dirigé par Exxon. Les conclusions de l'accord prévoient que la SHT
commercialise directement 12,5 % du débit total des champs. Auparavant, Exxon se chargeait de vendre 100 %
du débit.
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