L’ERP et le système d’information
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© Groupe Eyrolles
L’émergence d’un marché pour les SIH ne pouvait être possible dans cette situation, et les HIS américains qui existaient déjà ne pouvaient pas être utiles en
France dans un tel contexte.
À travers ces deux exemples, France d’un côté, pays anglo-saxons de l’autre, on
illustre bien que les conditions énoncées au paragraphe précédent doivent être
remplies pour permettre l’existence et la viabilité d’un marché pour les ERP.
Depuis le début des années quatre-vingt-dix, la situation a évolué en France : le
CNIH et les CRIH ont été privatisés, devenant des fournisseurs sans monopole de
droit ; des études étaient lancées pour appliquer des méthodes du type DRG,
adaptées à la France et instaurer le Programme de Médicalisation des Systèmes
d’Information (PMSI). Aussi, de grands projets de systèmes informatiques hospitaliers s’appuyant sur des progiciels intégrés ont pu voir le jour, avec le développement en France des adaptations d’HIS.
Pour des raisons historiques, dans le domaine hospitalier, les ERP conservent leur
appellation d’origine : HIS en anglais et SIH en français.
Les autres pré-ERP :
les Systèmes de Gestion des Données Techniques (SGDT)
Plusieurs secteurs industriels ont dû entreprendre une intégration de leurs applications techniques et de gestion, bien avant l’utilisation du sigle ERP. Ce sont, entre
autres, les industries de l’armement, la construction aéronautique, la fabrication
automobile, l’industrie de la pharmacie. En général, toute activité où il existe une
informatique technique dont les données doivent alimenter les pôles de gestion
tertiaires.
Leurs préoccupations essentielles sont globalement très similaires : dans les quatre
exemples de marché cités ci-dessus, il apparaît essentiel aux utilisateurs de pouvoir
s’appuyer sur un SI qui fédère l’ensemble des applications utilisées et qui leur permette de communiquer entre elles par échange de fichiers normalisés. C’est là une
analogie importante avec l’approche ERP.
Cependant, les différences demeurent très importantes :
◗ dans un cycle complet qui va de la conception à la commercialisation d’un produit, le nombre de progiciels utilisés est extrêmement important et fait appel à
des métiers fondamentalement disjoints : CAO pour les concepteurs, applications de calculs pour les spécialistes des matériaux, simulation pour les laboratoires de prototypage, etc. C’est, par conséquent, une panoplie très complexe
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© Groupe Eyrolles
L’émergence d’un marché pour les SIH ne pouvait être possible dans cette situation, et les HIS américains qui existaient déjà ne pouvaient pas être utiles en
France dans un tel contexte.
À travers ces deux exemples, France d’un côté, pays anglo-saxons de l’autre, on
illustre bien que les conditions énoncées au paragraphe précédent doivent être
remplies pour permettre l’existence et la viabilité d’un marché pour les ERP.
Depuis le début des années quatre-vingt-dix, la situation a évolué en France : le
CNIH et les CRIH ont été privatisés, devenant des fournisseurs sans monopole de
droit ; des études étaient lancées pour appliquer des méthodes du type DRG,
adaptées à la France et instaurer le Programme de Médicalisation des Systèmes
d’Information (PMSI). Aussi, de grands projets de systèmes informatiques hospitaliers s’appuyant sur des progiciels intégrés ont pu voir le jour, avec le développement en France des adaptations d’HIS.
Pour des raisons historiques, dans le domaine hospitalier, les ERP conservent leur
appellation d’origine : HIS en anglais et SIH en français.
Les autres pré-ERP :
les Systèmes de Gestion des Données Techniques (SGDT)
Plusieurs secteurs industriels ont dû entreprendre une intégration de leurs applications techniques et de gestion, bien avant l’utilisation du sigle ERP. Ce sont, entre
autres, les industries de l’armement, la construction aéronautique, la fabrication
automobile, l’industrie de la pharmacie. En général, toute activité où il existe une
informatique technique dont les données doivent alimenter les pôles de gestion
tertiaires.
Leurs préoccupations essentielles sont globalement très similaires : dans les quatre
exemples de marché cités ci-dessus, il apparaît essentiel aux utilisateurs de pouvoir
s’appuyer sur un SI qui fédère l’ensemble des applications utilisées et qui leur permette de communiquer entre elles par échange de fichiers normalisés. C’est là une
analogie importante avec l’approche ERP.
Cependant, les différences demeurent très importantes :
◗ dans un cycle complet qui va de la conception à la commercialisation d’un produit, le nombre de progiciels utilisés est extrêmement important et fait appel à
des métiers fondamentalement disjoints : CAO pour les concepteurs, applications de calculs pour les spécialistes des matériaux, simulation pour les laboratoires de prototypage, etc. C’est, par conséquent, une panoplie très complexe
