Manager avec les ERP
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© Groupe Eyrolles
de produits qui est en jeu et doit être intégrée. Il est, alors, hors de question,
qu’un seul éditeur puisse fournir la gamme complète d’applications
nécessaires ;
◗ les ERP ne couvrent que le domaine de la gestion proprement dite. Ils n’ont
pas pour vocation première d’intégrer des outils techniques, mais ils peuvent
cependant prévoir des interfaces d’échange. Pour le domaine des applications
purement techniques, les Computer Integrated Manufacturing (CIM) présentent l’analogie, avec les ERP, d’être des progiciels intégrés qui couvrent le cycle
de conception, de développement et de fabrication ;
◗ les outils de travail de groupe sont des vecteurs essentiels pour parvenir aux
objectifs de raccourcissement des délais de mise sur le marché. Et plus particulièrement, ce sont des applications d’ingénierie simultanée, Concurrent Engineering (CE) en anglais, qui constituent la véritable « épine dorsale » des
communications des SGDT ;
◗ probablement la plus importante différence, les SGDT impliquent obligatoirement des projets coopératifs à pôles multiples qui réunissent les clients, les
fournisseurs et les administrations de régulation des domaines concernés ; alors
que les projets d’ERP ne demandent pas obligatoirement de concertation entre
les divers intervenants, clients et fournisseurs de l’entreprise, en dehors des
aspects liés à la coordination de la logistique et aux Échanges de Données par
l’Informatique (EDI) – Electronic Data Interchange.
Comme nous l’avons vu dans les paragraphes précédents, le marché des ERP est
soutenu, dans un secteur donné, quand il y a conjonction d’un mode d’organisation structuré des utilisateurs et d’une réglementation forte. Mais, il n’y a aucune
législation technique qui puisse obliger un utilisateur à mettre en œuvre un ERP
dans son entreprise. Seules, les perspectives d’une meilleure productivité et d’une
amélioration des processus d’affaires poussent les utilisateurs à envisager l’adoption d’un ERP. Ce n’est pas le cas de certains utilisateurs de SGDT. Des contraintes réglementaires impératives, dictées par des organismes d’État peuvent
rendre obligatoire le lancement d’un projet de SGDT respectant un ensemble de
normes. C’était le cas des standards Computer Aided Logistics Support (CALS),
consignes de normes émises par le Department Of Defense (DOD) des États-Unis,
que doivent respecter les fournisseurs des armées américaines. Ces fournisseurs, en
général maîtres d’œuvre des grands projets, répercutent à leurs sous-traitants et
équipementiers les contraintes CALS. Il en allait de même des standards Computer
Aided New Drug Admission (CANDA), émis par la Foods and Drug Agency (FDA)
et applicables aux fabricants de médicaments en vue de l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché. L’Union européenne dicte des consignes analogues.
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de produits qui est en jeu et doit être intégrée. Il est, alors, hors de question,
qu’un seul éditeur puisse fournir la gamme complète d’applications
nécessaires ;
◗ les ERP ne couvrent que le domaine de la gestion proprement dite. Ils n’ont
pas pour vocation première d’intégrer des outils techniques, mais ils peuvent
cependant prévoir des interfaces d’échange. Pour le domaine des applications
purement techniques, les Computer Integrated Manufacturing (CIM) présentent l’analogie, avec les ERP, d’être des progiciels intégrés qui couvrent le cycle
de conception, de développement et de fabrication ;
◗ les outils de travail de groupe sont des vecteurs essentiels pour parvenir aux
objectifs de raccourcissement des délais de mise sur le marché. Et plus particulièrement, ce sont des applications d’ingénierie simultanée, Concurrent Engineering (CE) en anglais, qui constituent la véritable « épine dorsale » des
communications des SGDT ;
◗ probablement la plus importante différence, les SGDT impliquent obligatoirement des projets coopératifs à pôles multiples qui réunissent les clients, les
fournisseurs et les administrations de régulation des domaines concernés ; alors
que les projets d’ERP ne demandent pas obligatoirement de concertation entre
les divers intervenants, clients et fournisseurs de l’entreprise, en dehors des
aspects liés à la coordination de la logistique et aux Échanges de Données par
l’Informatique (EDI) – Electronic Data Interchange.
Comme nous l’avons vu dans les paragraphes précédents, le marché des ERP est
soutenu, dans un secteur donné, quand il y a conjonction d’un mode d’organisation structuré des utilisateurs et d’une réglementation forte. Mais, il n’y a aucune
législation technique qui puisse obliger un utilisateur à mettre en œuvre un ERP
dans son entreprise. Seules, les perspectives d’une meilleure productivité et d’une
amélioration des processus d’affaires poussent les utilisateurs à envisager l’adoption d’un ERP. Ce n’est pas le cas de certains utilisateurs de SGDT. Des contraintes réglementaires impératives, dictées par des organismes d’État peuvent
rendre obligatoire le lancement d’un projet de SGDT respectant un ensemble de
normes. C’était le cas des standards Computer Aided Logistics Support (CALS),
consignes de normes émises par le Department Of Defense (DOD) des États-Unis,
que doivent respecter les fournisseurs des armées américaines. Ces fournisseurs, en
général maîtres d’œuvre des grands projets, répercutent à leurs sous-traitants et
équipementiers les contraintes CALS. Il en allait de même des standards Computer
Aided New Drug Admission (CANDA), émis par la Foods and Drug Agency (FDA)
et applicables aux fabricants de médicaments en vue de l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché. L’Union européenne dicte des consignes analogues.
