Manager avec les ERP
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© Groupe Eyrolles
fait leurs preuves sur le site pilote. Cependant, ce cas est relativement rare car il
est difficile d’isoler complètement le domaine pilote, un ERP n’étant efficace
qu’à partir du moment où il gère un ensemble étendu de besoins.
◗ Troisième cas. Si les modules de l’ERP sont utilisés de façon générale dans tous
les sites, l’extension de l’utilisation de l’ERP peut être décidée sur d’autres
domaines cibles. Le choix des domaines cibles doit ici être affiné. On préférera
des domaines connexes au domaine pilote, c’est-à-dire échangeant beaucoup
de données avec lui. La connexité interviendra aussi au niveau des métiers des
utilisateurs. On profitera ainsi pleinement de l’aspect d’intégration des
modules que présentent les ERP. La coopération entre utilisateurs rendra les
phases d’extension de l’ERP moins complexes. Néanmoins, il faudra reprendre
une démarche de spécification complète car il y a plusieurs possibilités de progresser dans l’utilisation des progiciels de gestion intégrés comme l’explique le
paragraphe suivant et l’illustre l’exemple ci-après.
Exemple 2.4 : L’extension du domaine d’un ERP
Le groupe cité dans les deux exemples précédents, après une année de fonctionnement opérationnel de son ERP, limité aux modules de GRH, fait un
constat positif et décide d’étendre son ERP à la comptabilité et à la gestion
financière. Après étude, on constate que les modules de gestion comptable de
l’éditeur de l’ERP (qu’on appellera désormais E 1 ) conviennent parfaitement
pour la maison mère et le siège social du groupe. Mais ce n’est pas le cas de la
gestion financière. Celle d’E 1 est insuffisante pour les besoins du groupe. En
outre, on observe que les modules de comptabilité reviendront très chers pour
ce qui est de leur diffusion dans filiales ; pour l’une d’entre elles, la comptabilité
d’E 1 n’a pas été localisée. En revanche, une suite de gestion comptable d’un
éditeur E 2 répond parfaitement aux besoins des filiales et dispose de toutes les
versions nationales nécessaires. Certaines filiales disposent déjà d’une version
ancienne de la suite d’E 2 . L’installation et la mise en œuvre du produit d’E 2 sont
aisées. Le module de gestion de la paie de cette suite dispose d’une interface
pour récupérer les objets « employés » gérés par l’ERP d’E 1 . Cette suite ne
demande pas une formation lourde aux professionnels de la comptabilité. Par
ailleurs, les modules de gestion financière allégée de la suite d’E 2 conviennent
parfaitement aux besoins locaux des filiales. Les filiales se contentent de transmettre des données comptables au siège social du groupe au format spécifié
par E 1 . Pour la gestion financière, l’éditeur E 1 a passé un accord avec un éditeur
spécialisé dans la gestion financière, E 3 dont la suite répond aux besoins. La
suite d’E 3 est déjà interfacée avec l’ERP d’E 1 . Dans la prochaine version de la
suite d’E 3 , des options seront disponibles, qui permettront d’utiliser le même
IHM que celui de l’ERP d’E 1 . L’architecture applicative se présente ainsi :
– pour le siège social groupe et maison mère : l’ERP d’E 1 pour la GRH et la
gestion comptable, la suite de gestion financière d’E3 intégrée à terme
avec l’ERP, un module de conversion de données comptables envoyées par
les filiales ;
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© Groupe Eyrolles
fait leurs preuves sur le site pilote. Cependant, ce cas est relativement rare car il
est difficile d’isoler complètement le domaine pilote, un ERP n’étant efficace
qu’à partir du moment où il gère un ensemble étendu de besoins.
◗ Troisième cas. Si les modules de l’ERP sont utilisés de façon générale dans tous
les sites, l’extension de l’utilisation de l’ERP peut être décidée sur d’autres
domaines cibles. Le choix des domaines cibles doit ici être affiné. On préférera
des domaines connexes au domaine pilote, c’est-à-dire échangeant beaucoup
de données avec lui. La connexité interviendra aussi au niveau des métiers des
utilisateurs. On profitera ainsi pleinement de l’aspect d’intégration des
modules que présentent les ERP. La coopération entre utilisateurs rendra les
phases d’extension de l’ERP moins complexes. Néanmoins, il faudra reprendre
une démarche de spécification complète car il y a plusieurs possibilités de progresser dans l’utilisation des progiciels de gestion intégrés comme l’explique le
paragraphe suivant et l’illustre l’exemple ci-après.
Exemple 2.4 : L’extension du domaine d’un ERP
Le groupe cité dans les deux exemples précédents, après une année de fonctionnement opérationnel de son ERP, limité aux modules de GRH, fait un
constat positif et décide d’étendre son ERP à la comptabilité et à la gestion
financière. Après étude, on constate que les modules de gestion comptable de
l’éditeur de l’ERP (qu’on appellera désormais E 1 ) conviennent parfaitement
pour la maison mère et le siège social du groupe. Mais ce n’est pas le cas de la
gestion financière. Celle d’E 1 est insuffisante pour les besoins du groupe. En
outre, on observe que les modules de comptabilité reviendront très chers pour
ce qui est de leur diffusion dans filiales ; pour l’une d’entre elles, la comptabilité
d’E 1 n’a pas été localisée. En revanche, une suite de gestion comptable d’un
éditeur E 2 répond parfaitement aux besoins des filiales et dispose de toutes les
versions nationales nécessaires. Certaines filiales disposent déjà d’une version
ancienne de la suite d’E 2 . L’installation et la mise en œuvre du produit d’E 2 sont
aisées. Le module de gestion de la paie de cette suite dispose d’une interface
pour récupérer les objets « employés » gérés par l’ERP d’E 1 . Cette suite ne
demande pas une formation lourde aux professionnels de la comptabilité. Par
ailleurs, les modules de gestion financière allégée de la suite d’E 2 conviennent
parfaitement aux besoins locaux des filiales. Les filiales se contentent de transmettre des données comptables au siège social du groupe au format spécifié
par E 1 . Pour la gestion financière, l’éditeur E 1 a passé un accord avec un éditeur
spécialisé dans la gestion financière, E 3 dont la suite répond aux besoins. La
suite d’E 3 est déjà interfacée avec l’ERP d’E 1 . Dans la prochaine version de la
suite d’E 3 , des options seront disponibles, qui permettront d’utiliser le même
IHM que celui de l’ERP d’E 1 . L’architecture applicative se présente ainsi :
– pour le siège social groupe et maison mère : l’ERP d’E 1 pour la GRH et la
gestion comptable, la suite de gestion financière d’E3 intégrée à terme
avec l’ERP, un module de conversion de données comptables envoyées par
les filiales ;
