Chapitre 6 • Systèmes séquentiels – Représentations GRAFCET multigraphes
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Cette façon de procéder, plus contraignante que la précédente, autorise l’appel
simultané de plusieurs sous-programmes de durées différentes et fonctionnant en
parallèle. Un appel simultané de sous-programmes par une seule étape appelante
est possible si la fin d’exécution de chaque sous-programme est mémorisée par
l’activation d’une étape de fin d’exécution, précédant le retour à l’étape d’attente
d’exécution.
Les solutions proposées pour G2 et G3 sont d’une certaine façon très différentes
l’une de l’autre. Pour G2, les différents déclenchements se produisent sur des
fronts de variables. Ils sont donc provoqués par des événements. Pour G3, les différents déclenchements se produisent sur état. Bien que la solution proposée pour
G2 soit plus concise, la solution proposée pour G3 est la solution la plus utilisée.
Grafcets à évolutions synchronisées
Des structures, où différents grafcets ont des évolutions coordonnées, peuvent ressembler à celles des sous-programmes, mais sans en vérifier les propriétés. Elles ne
peuvent être qualifiées de sous-programmes. La coordination de leurs évolutions
demande alors une analyse spécifique à chaque cas. On parle alors de grafcets synchronisés car interagissant les uns avec les autres.
L’utilisation de grafcets synchronisés n’induit aucune hiérarchie entre les différents
grafcets. Elle permet cependant de scinder une tâche complexe en plusieurs tâches élémentaires qu’il s’agit alors de coordonner en utilisant le même type de réceptivités que
celles utilisées pour les sous-programmes.
Définition
On appelle grafcets synchronisés des grafcets partiels dont les évolutions sont coordonnées par l’évaluation de réceptivités liées aux situations des grafcets.
Ces structures ne sont pas plus développées dans ce chapitre dans la mesure où tous
les grafcets sous-programmes et grafcets appelants sont des grafcets synchronisés qui
ont une particularité supplémentaire, celle de bloquer l’évolution de l’un des grafcets
pendant l’exécution de l’autre.
6.3.2 Structuration par forçage
Définitions
• On appelle forçage l’action particulière qui interrompt l’évolution d’un grafcet partiel en lui imposant éventuellement une situation donnée.
• On appelle grafcet forcé un grafcet partiel faisant l’objet d’une action de forçage.
Propriétés et règles d’évolution
Le forçage est régi par les règles suivantes :
• Le forçage est un ordre interne, dont l’exécution est prioritaire. Les règles d’évolution numéro 3, 4 et 5 ne s’appliquent plus au grafcet forcé tant que l’action de
forçage est exécutée. Pendant toute cette durée d’exécution, le grafcet forcé reste
figé dans la situation que lui impose l’action de forçage.
• Un grafcet forcé ne peut faire l’objet de plusieurs actions de forçage simultanées.
Cette situation ne doit jamais se présenter.
• Lorsqu’une action de forçage cesse, le grafcet objet du forçage évolue à nouveau
en partant de la situation qui était imposée par le forçage et en respectant les règles
d’évolution numéro 3, 4 et 5.
Le choix pour réceptivité de la transition
(15) de la valeur 1 plutôt que /X2./X6
simplifie l’écriture de la réceptivité mais
ne permet pas l’appel simultané de
plusieurs sous-programmes à partir
d’une seule étape appelante.
Monie r Algèbre Monier
Géométrie
Moni er Algèbre Monier
Mon ier Algèbre Géomé
Gé
ométrie Monier
Une action de forçage ne peut pas
s’appliquer au grafcet partiel dont elle
fait partie !
Une action de forçage est toujours
exécutée, même dans le cas d’une
évolution fugace.
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