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La chimie et le sport
les ballons, les skis, les vélos
sont des artifi ces, et on avait
là un exemple de dépassement de cet artifi ce dans
une thématique qui a créé la
polémique et qui a évidemment fl irté avec la question du
dopage et son extension à la
notion de dopage mécanique,
électronique, etc.
Si l’art est intuition du futur, les
réalisations de l’artiste Sterlac
sont-elles prémonitoires ? Il
s’est greffé un troisième bras
que d’autres peuvent télécommander (Encart : « Sterlac,
l’homme hydridé »). Il a trouvé
le moyen de se connecter
avec une grande variété d’appareils techniques de façon à
produire des sons, à enregistrer les mouvements de son
corps, à produire une sorte
de musique, de langage pour
communiquer avec l’extérieur
à partir des mouvements
et des sons internes de son
corps.
STERLAC, L’HOMME HYBRIDÉ
Sterlac est debout, son corps est bardé d’électrodes, et il est rattaché aux machines par une
série de câbles derrière lui. Il est équipé suivant les performances d’un système pour amplifi er son corps, d’yeux lasers, d’une troisième main robotique. Les battements de son cœur,
amplifi és au moyen d’un moniteur électrocardiogramme, marque la mesure à coups sourds
et réguliers. L’ouverture et la fermeture des valves, l’aspiration et la projection du sang sont
captées par des convertisseurs Doppler à ultrasons, qui lui permettent de « jouer » de son
corps. Par exemple, un convertisseur est fi xé à son poignet. « Quand je comprime l’artère radiale,
le son passe de l’écoulement répétitif au cliquetis à mesure que le sang est bloqué, puis à un déferlement de son quand le poignet se relâche ». Un convertisseur d’angle cinétique transforme le
mouvement de son genou qui se plie en une avalanche de sons ; un microphone placé sur le
larynx capte la déglutition et autres bruits de gorge ; un pléthysmographe amplifi e le pouls d’un
doigt. De temps à autre, une mélopée électronique traverse la pièce. Elle est produite par des
synthétiseurs analogiques déclenchés par les « voltages de contrôle » des signaux électriques
modulés par le rythme cardiaque, la tension musculaire et les ondes cérébrales de l’artiste,
qui sont transcrits sous forme de « courbes électroencéphalographiques » (Figure 26).
Figure 26
Sterlac est rattaché aux machines
par une série de câbles.
La chimie et le sport
les ballons, les skis, les vélos
sont des artifi ces, et on avait
là un exemple de dépassement de cet artifi ce dans
une thématique qui a créé la
polémique et qui a évidemment fl irté avec la question du
dopage et son extension à la
notion de dopage mécanique,
électronique, etc.
Si l’art est intuition du futur, les
réalisations de l’artiste Sterlac
sont-elles prémonitoires ? Il
s’est greffé un troisième bras
que d’autres peuvent télécommander (Encart : « Sterlac,
l’homme hydridé »). Il a trouvé
le moyen de se connecter
avec une grande variété d’appareils techniques de façon à
produire des sons, à enregistrer les mouvements de son
corps, à produire une sorte
de musique, de langage pour
communiquer avec l’extérieur
à partir des mouvements
et des sons internes de son
corps.
STERLAC, L’HOMME HYBRIDÉ
Sterlac est debout, son corps est bardé d’électrodes, et il est rattaché aux machines par une
série de câbles derrière lui. Il est équipé suivant les performances d’un système pour amplifi er son corps, d’yeux lasers, d’une troisième main robotique. Les battements de son cœur,
amplifi és au moyen d’un moniteur électrocardiogramme, marque la mesure à coups sourds
et réguliers. L’ouverture et la fermeture des valves, l’aspiration et la projection du sang sont
captées par des convertisseurs Doppler à ultrasons, qui lui permettent de « jouer » de son
corps. Par exemple, un convertisseur est fi xé à son poignet. « Quand je comprime l’artère radiale,
le son passe de l’écoulement répétitif au cliquetis à mesure que le sang est bloqué, puis à un déferlement de son quand le poignet se relâche ». Un convertisseur d’angle cinétique transforme le
mouvement de son genou qui se plie en une avalanche de sons ; un microphone placé sur le
larynx capte la déglutition et autres bruits de gorge ; un pléthysmographe amplifi e le pouls d’un
doigt. De temps à autre, une mélopée électronique traverse la pièce. Elle est produite par des
synthétiseurs analogiques déclenchés par les « voltages de contrôle » des signaux électriques
modulés par le rythme cardiaque, la tension musculaire et les ondes cérébrales de l’artiste,
qui sont transcrits sous forme de « courbes électroencéphalographiques » (Figure 26).
Figure 26
Sterlac est rattaché aux machines
par une série de câbles.
