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La chimie et le sport
est limité, et achevé, et si
le monde est parfait c’est
précisément parce qu’il est
fi ni, limité, achevé. La Terre
est au centre de l’univers, un
géocentrisme (Figure 22) et
non pas un héliocentrisme
comme nous l’avons adopté,
non sans diffi culté, à partir
de Copernic et de la Modernité. Une Terre qui est, dans la
plupart des théories, immobile et plate, ou semi-plate
(Figure 23).
Logiquement,
l’homme dans cette représentation du monde n’incarne pas une perspective de
mobilité où il naviguerait,
traverserait en s’appropriant
les territoires, l’ensemble de
l’univers, l’outrepasserait. Il
n’a pas une représentation
positive de l’infi ni telle que
nous pouvons l’avoir, puisque
c’est le fi ni qui prime, et ne
valorise pas, en conséquence,
une représentation qui serait
transgressive de la nature.
L’Antiquité valorise la Nature
comme un Grand Tout au sein
duquel l’individu se positionne
par rapport à des fi nalités
et une logique qui l’incluent
(Figure 24). « Dieu et la Nature
ne font rien en vain » dit Aristote, c’est-à-dire que la nature
est bien faite et qu’à l’intérieur
de cette nature, l’homme n’a
fi nalement pour fonction, pour
tâche, pour apprentissage que
de bien s’y inclure et d’être en
accord avec elle. C’est aussi
le sens de la médecine d’Hippocrate : la santé est l’harmonie, la maladie n’est que
le résultat d’une distorsion
de cet accord avec la nature,
que d’un excès dans le trop ou
dans le trop peu. Un monde
fi ni, clos, achevé, un monde
au centre duquel sont la Terre
et l’Homme, dans lequel la
Nature est une Mère, qu’il
Figure 22
Reproduction du système
géocentrique de Ptolémée :
la Terre est au centre de l’univers.
Figure 23
Dans la plupart des théories
antiques, la Terre est immobile
et plate, ou semi-plate.
infl uent sur des représentations de l’homme qui sont
elles-mêmes
différentes,
sur des représentations de
la nature qui sont tout aussi
différentes, et par voie de
conséquence sur des représentations de la nature en
nous, c’est-à-dire le corps,
qui sont aussi très différentes.
Sur la base de ces trois paradigmes, on observe que le
monde antique, majoritairement, à quelques théories
dissidentes près, se représente l’univers comme fi ni
et non pas infi ni. Ce monde
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