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La chimie et le sport
tout moteur à explosion. La
similitude des courbes de la
concentration en gaz à effet
de serre, de l’augmentation
de la température mondiale
au cours du dernier millénaire et de notre consommation énergétique (dont 90 %
provient des énergies fossiles)
est frappante (Figure 37).
La corrélation entre l’énergie
que nous consommons et nos
gains, d’espérance de vie, de
qualité de vie, de soins, paraît
donc tout à fait légitime. Ce
lien est également manifeste dans le doublement de
certaines de nos capacités
(voir la Figure 35) par rapport
à celles de l’humanité d’il y
a deux siècles. Elle pose, en
conséquence, la question de
nos capacités maximales.
Pour
mesurer
l’impact
de l’environnement sur la
performance, on peut, à
titre d’exemple, analyser
l’ensemble des marathons
mondiaux pour les plus importants depuis 1975 et depuis
1892 pour celui de Boston.
Deux millions de données
sont disponibles maintenant.
La relation entre le temps du
vainqueur et la température
ambiante suit une courbe
en U, avec un optimum à
10-11 °C (Figure 38). Même
pour un cas individuel, celui
du coureur de fond éthiopien
Haile Gebreselassie, deux
fois recordman du monde, en
2007 et 2008, cette relation
persiste : lorsqu’il a à nouveau
tenté de battre son record en
2009, la température extérieure de 18 °C (5 °C de plus
qu’en 2008) lui fait perdre
deux minutes soit 2 % de plus
que son temps de l’année
précédente, obtenu pour une
température très proche de
l’optimum théorique calculé.
La relation températuremortalité (Figure 39) est
aussi très explicite. L’optimum calculé se situe autour
de 20 °C. Le froid n’est pas,
malgré ce qu’en dit la sagesse
des nations, particulièrement sain : avec la baisse
des températures apparaissent infections et problèmes
cardio-vasculaires et une
augmentation de la mortalité.
De même si la température
s’élève trop au delà de l’optimum. Dans l’un et l’autre
cas, les personnes les plus
vulnérables atteignent les
limites de leurs capacités de
thermorégulation. L’existence
C)
ndiales (rC
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ures moye
températu
ation des
Varia
Temps
t.éqP)
étique (M
n Énerg é
ommation
Cons o
1800
2000
1900
Figure 37
Évolution comparée de la
concentration atmosphérique de
deux gaz à effet de serre, dioxyde
de carbone et méthane (ppm :
particule par million) (A), de la
variabilité de la température
terrestre montrant l’élévation
séculaire récente et scénarisant
les possibles futures variations (B)
et de la consommation énergétique
mondiale (Mt.éqP : Millions de
tonnes équivalent Pétrole) (C).
Dioxyde de Carbone
Méthane
B
C
A
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