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La simplexité
À partir de l’analyse comportementale de souris navigant
dans un labyrinthe en étoile
nommé « starmaze » qui
permet de distinguer entre
stratégie « égocentrée » et
« allocentrée », Laure Rondi
Reig et ses collaborateurs
ont montré que la destruction
(par un méthode de suppression sélective génétique d’un
mécanisme de mémorisation basé sur un récepteur
synaptique important) de
cette fonction particulière de
l’hippocampe, empêchait une
souris de s’orienter en utilisant une stratégie allocentrée
(Figure 26). Nous avons adapté
ce paradigme à l’homme en
créant un monde virtuel qui
ressemblait au « starmaze »
et montré qu’on peut utiliser
ce paradigme pour mettre en
évidence les stratégies individuelles. De plus, le cerveau
gauche ne traite pas les
mêmes informations que le
cerveau droit.
Tous ces mécanismes sont
mis en jeu de façon très différente suivant les sujets. Il faut
insister sur la variété des stratégies que peuvent employer
différentes personnes. Une
découverte importante pour
le sport, mais aussi pour la
pathologie et l’éducation en
général, est la différence
entre les sexes. On a montré
que les zones cérébrales activées sont différentes chez un
homme et chez une femme
se déplaçant dans une tâche
de navigation virtuelle. Les
hommes et les femmes ne
traitent donc pas l’espace de
la même façon. Notre laboratoire a réalisé plusieurs
études sur cette différence
importante. La compréhension de ce phénomène va
Figure 25
A) Quelques aires cérébrales
impliquées dans le codage
égocentré (« quelle poubelle est
la plus proche de vous ? ») dans la
tâche de la Figure 24 ; B) Quelques
aires cérébrales impliquées dans le
codage allocentré (« quelle poubelle
est la plus proche de la façade la
plus longue du palais ? ») dans la
même tâche.
B
A
nécessiter la collaboration
avec les spécialistes des
hormones et de la neuropharmacologie. Cette différence,
connue depuis longtemps des
psychologues, n’a pu être mise
en évidence dans des tâches
de navigation que grâce aux
données récentes d’imagerie
cérébrale : les structures
cérébrales concernées par le
traitement de l’espace ne sont
pas les mêmes chez l’homme
et chez la femme [21].
Il existe de fait des différences anatomiques entre les
sexes, par exemple l’asymétrie observée chez l’homme
du cortex pariétal pourraitelle être d’origine hormonale et être responsable de
la différence observée entre
les sexes ? On pense actuellement que l’asymétrie des
deux hémisphères pourrait
être régulée par les androgènes qui induiraient une
augmentation de la taille du
cortex droit chez l’homme.
Figure 26
Analyse comportementale
des souris avec un défi cit
fonctionnel de l’hippocampe
dans le « starmaze » [21].
100
Stratégies utilisées
pourcentage
Allocentrique Égocentrique
Guidage
Témoins Mutants
80
60
40
20
0
La simplexité
À partir de l’analyse comportementale de souris navigant
dans un labyrinthe en étoile
nommé « starmaze » qui
permet de distinguer entre
stratégie « égocentrée » et
« allocentrée », Laure Rondi
Reig et ses collaborateurs
ont montré que la destruction
(par un méthode de suppression sélective génétique d’un
mécanisme de mémorisation basé sur un récepteur
synaptique important) de
cette fonction particulière de
l’hippocampe, empêchait une
souris de s’orienter en utilisant une stratégie allocentrée
(Figure 26). Nous avons adapté
ce paradigme à l’homme en
créant un monde virtuel qui
ressemblait au « starmaze »
et montré qu’on peut utiliser
ce paradigme pour mettre en
évidence les stratégies individuelles. De plus, le cerveau
gauche ne traite pas les
mêmes informations que le
cerveau droit.
Tous ces mécanismes sont
mis en jeu de façon très différente suivant les sujets. Il faut
insister sur la variété des stratégies que peuvent employer
différentes personnes. Une
découverte importante pour
le sport, mais aussi pour la
pathologie et l’éducation en
général, est la différence
entre les sexes. On a montré
que les zones cérébrales activées sont différentes chez un
homme et chez une femme
se déplaçant dans une tâche
de navigation virtuelle. Les
hommes et les femmes ne
traitent donc pas l’espace de
la même façon. Notre laboratoire a réalisé plusieurs
études sur cette différence
importante. La compréhension de ce phénomène va
Figure 25
A) Quelques aires cérébrales
impliquées dans le codage
égocentré (« quelle poubelle est
la plus proche de vous ? ») dans la
tâche de la Figure 24 ; B) Quelques
aires cérébrales impliquées dans le
codage allocentré (« quelle poubelle
est la plus proche de la façade la
plus longue du palais ? ») dans la
même tâche.
B
A
nécessiter la collaboration
avec les spécialistes des
hormones et de la neuropharmacologie. Cette différence,
connue depuis longtemps des
psychologues, n’a pu être mise
en évidence dans des tâches
de navigation que grâce aux
données récentes d’imagerie
cérébrale : les structures
cérébrales concernées par le
traitement de l’espace ne sont
pas les mêmes chez l’homme
et chez la femme [21].
Il existe de fait des différences anatomiques entre les
sexes, par exemple l’asymétrie observée chez l’homme
du cortex pariétal pourraitelle être d’origine hormonale et être responsable de
la différence observée entre
les sexes ? On pense actuellement que l’asymétrie des
deux hémisphères pourrait
être régulée par les androgènes qui induiraient une
augmentation de la taille du
cortex droit chez l’homme.
Figure 26
Analyse comportementale
des souris avec un défi cit
fonctionnel de l’hippocampe
dans le « starmaze » [21].
100
Stratégies utilisées
pourcentage
Allocentrique Égocentrique
Guidage
Témoins Mutants
80
60
40
20
0
