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La chimie et le sport
Existe-t-il des bases hormonales responsables de ces
différences entre les sexes ?
Il a été montré que chez les
femmes, le cycle menstruel,
et donc les œstrogènes,
infl uencent la performance
lors de tâches spatiales. Chez
l’homme ce sont les taux de
testostérone qui jouent un
rôle important avec des variations journalières mais aussi
saisonnières. Les hommes
aux taux de testostérone bas
ont de meilleures performances dans des tâches
spatiales que ceux aux taux
élevés (voir aussi le Chapitre
de C.-Y. Guezennec). Des
études très complexes et très
longues ont été réalisées sur
les variations saisonnières
des compétences spatiales
chez de jeunes hommes : la
seule différence signifi cative observée concerne les
« tâches masculines » (c’està-dire celles que les hommes
réussissent mieux que les
femmes) pour lesquelles l’automne semble être une saison
plus favorable (voir aussi le
Chapitre de J.-F. Toussaint).
Ici encore il faut approfondir
ces mécanismes pour ne pas
se hâter de tirer des conclusions de ces données encore
limitées [22b].
Conclusion
Cette approche de l’explication du contrôle du
mouvement et du traitement de l’espace et de
la mémoire de l’espace à l’aide des principes
simplifi cateurs de la « simplexité » montre
que malgré des avancées importantes, de
nombreuses questions restent posées pour
relier les aspects mécaniques et cognitifs de ces
phénomènes avec les aspects plus profonds,
chimiques et biologiques, du fonctionnement
du cerveau.
Les progrès récents de la connaissance dans
ce domaine n’ont été réalisés que grâce à des
études très interdisciplinaires dans lesquelles
n’interviennent pas encore assez de chimistes
et de neuropharmacologues.
Les champs d’applications de ces recherches
dépassent celui du sport. Ils concernent
bien entendu d’abord le secteur clinique où
La chimie et le sport
Existe-t-il des bases hormonales responsables de ces
différences entre les sexes ?
Il a été montré que chez les
femmes, le cycle menstruel,
et donc les œstrogènes,
infl uencent la performance
lors de tâches spatiales. Chez
l’homme ce sont les taux de
testostérone qui jouent un
rôle important avec des variations journalières mais aussi
saisonnières. Les hommes
aux taux de testostérone bas
ont de meilleures performances dans des tâches
spatiales que ceux aux taux
élevés (voir aussi le Chapitre
de C.-Y. Guezennec). Des
études très complexes et très
longues ont été réalisées sur
les variations saisonnières
des compétences spatiales
chez de jeunes hommes : la
seule différence signifi cative observée concerne les
« tâches masculines » (c’està-dire celles que les hommes
réussissent mieux que les
femmes) pour lesquelles l’automne semble être une saison
plus favorable (voir aussi le
Chapitre de J.-F. Toussaint).
Ici encore il faut approfondir
ces mécanismes pour ne pas
se hâter de tirer des conclusions de ces données encore
limitées [22b].
Conclusion
Cette approche de l’explication du contrôle du
mouvement et du traitement de l’espace et de
la mémoire de l’espace à l’aide des principes
simplifi cateurs de la « simplexité » montre
que malgré des avancées importantes, de
nombreuses questions restent posées pour
relier les aspects mécaniques et cognitifs de ces
phénomènes avec les aspects plus profonds,
chimiques et biologiques, du fonctionnement
du cerveau.
Les progrès récents de la connaissance dans
ce domaine n’ont été réalisés que grâce à des
études très interdisciplinaires dans lesquelles
n’interviennent pas encore assez de chimistes
et de neuropharmacologues.
Les champs d’applications de ces recherches
dépassent celui du sport. Ils concernent
bien entendu d’abord le secteur clinique où
