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La simplexité
les différents espaces
le
cerveau perçoit ces espaces
emboîtés comme des poupées
russes : par exemple, si l’on
dirige un pointeur laser sur un
écran à sept centimètres ou à
deux mètres, ce ne sont pas les
mêmes réseaux du cerveau qui
sont activés. Cela signifi e que
plusieurs systèmes coexistent
dans le cerveau qui codent
successivement
l’espace
corporel, l’espace immédiat,
l’espace locomoteur et l’espace lointain [18].
On observe une modularité des espaces, qui est
sans doute un principe de
simplexité, parce qu’au cours
de l’évolution, le cerveau
a découvert de nouveaux
besoins pour traiter l’action
dans les différents espaces, et
s’y est adapté.
Nous savons aussi qu’il y a
deux façons de traiter l’espace : par exemple, on peut
aller d’un lieu à un autre, soit
en se rappelant des mouvements successifs, soit en
ayant une carte du parcours
(Figure 22). Nous appelons
respectivement ces deux stratégies cognitives de codage
égocentré et allocentré (où
l’on survole en cartographie)
c’est cette dernière qui nous
permet éventuellement de
repartir par un chemin différent et qui est sans doute à
la base de notre capacité à
faire de la géométrie. Cette
distinction entre la capacité
de codage égocentré et allocentré est une notion assez
récente qui ne fait l’objet d’un
très grand nombre d’expériences que depuis moins
d’une dizaine d’années.
Le rugby est un domaine d’application extrêmement intéressant pour ce type d’études
puisqu’il faut dans ce sport
à la fois gérer la coordination corporelle, la marche, et
garder en tête la perception
de l’ensemble de l’espace du
terrain (Figure 23).
2.2.2. Les bases neuronales
du traitement de l’espace
La Figure 24 est un exemple
de test permettant d’étudier
les bases neuronales de la
perception de l’espace. On
peut demander : laquelle
de ces poubelles est la plus
proche de vous ? C’est une
tâche égocentrée de distance.
ous direz la verte ou la bleue.
Mais on peut aussi demander :
laquelle est la plus proche de
la balle ? Ou laquelle est la
plus proche de la façade la
Figure 22
Codage égocentré et allocentré
de l’espace : A) Route égocentrique
topo-kinesthésique
82
; B) Survol
allocentrique topographique [19].
8. inesthésie : du grec kinesis
mouvement
et
aisthesis
sensibilité. Ce terme désigne
la sensation du mouvement
provoquée
par
les
divers
déplacements du corps et de ses
parties.
B
A
Figure 23
Ces sportifs engagés dans des
épreuves corporelles doivent
en même temps garder en tête
l’organisation globale du jeu sur
l’ensemble du terrain. Ces deux
traitements de l’espace (corporel
et proche d’une part, et collectif et
global d’autre part) correspondent
à deux stratégies de traitement de
l’espace (égocentré, espace proche
et allocentré, espace lointain)
impliquant des réseaux différents
du cerveau qui doivent donc être
coordonnés.
La simplexité
les différents espaces
le
cerveau perçoit ces espaces
emboîtés comme des poupées
russes : par exemple, si l’on
dirige un pointeur laser sur un
écran à sept centimètres ou à
deux mètres, ce ne sont pas les
mêmes réseaux du cerveau qui
sont activés. Cela signifi e que
plusieurs systèmes coexistent
dans le cerveau qui codent
successivement
l’espace
corporel, l’espace immédiat,
l’espace locomoteur et l’espace lointain [18].
On observe une modularité des espaces, qui est
sans doute un principe de
simplexité, parce qu’au cours
de l’évolution, le cerveau
a découvert de nouveaux
besoins pour traiter l’action
dans les différents espaces, et
s’y est adapté.
Nous savons aussi qu’il y a
deux façons de traiter l’espace : par exemple, on peut
aller d’un lieu à un autre, soit
en se rappelant des mouvements successifs, soit en
ayant une carte du parcours
(Figure 22). Nous appelons
respectivement ces deux stratégies cognitives de codage
égocentré et allocentré (où
l’on survole en cartographie)
c’est cette dernière qui nous
permet éventuellement de
repartir par un chemin différent et qui est sans doute à
la base de notre capacité à
faire de la géométrie. Cette
distinction entre la capacité
de codage égocentré et allocentré est une notion assez
récente qui ne fait l’objet d’un
très grand nombre d’expériences que depuis moins
d’une dizaine d’années.
Le rugby est un domaine d’application extrêmement intéressant pour ce type d’études
puisqu’il faut dans ce sport
à la fois gérer la coordination corporelle, la marche, et
garder en tête la perception
de l’ensemble de l’espace du
terrain (Figure 23).
2.2.2. Les bases neuronales
du traitement de l’espace
La Figure 24 est un exemple
de test permettant d’étudier
les bases neuronales de la
perception de l’espace. On
peut demander : laquelle
de ces poubelles est la plus
proche de vous ? C’est une
tâche égocentrée de distance.
ous direz la verte ou la bleue.
Mais on peut aussi demander :
laquelle est la plus proche de
la balle ? Ou laquelle est la
plus proche de la façade la
Figure 22
Codage égocentré et allocentré
de l’espace : A) Route égocentrique
topo-kinesthésique
82
; B) Survol
allocentrique topographique [19].
8. inesthésie : du grec kinesis
mouvement
et
aisthesis
sensibilité. Ce terme désigne
la sensation du mouvement
provoquée
par
les
divers
déplacements du corps et de ses
parties.
B
A
Figure 23
Ces sportifs engagés dans des
épreuves corporelles doivent
en même temps garder en tête
l’organisation globale du jeu sur
l’ensemble du terrain. Ces deux
traitements de l’espace (corporel
et proche d’une part, et collectif et
global d’autre part) correspondent
à deux stratégies de traitement de
l’espace (égocentré, espace proche
et allocentré, espace lointain)
impliquant des réseaux différents
du cerveau qui doivent donc être
coordonnés.
