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La simplexité
décrire la marche le long
d’une ellipse. En mesurant
le mouvement de la tête du
sujet, on retrouve la même
relation linéaire que celle
observée pour les mouvements du bras (Figure 7, [6]),
ce qui suggère l’existence d’un
principe simplifi cateur plus
général, valable aussi bien
pour la génération du mouvement de la main que pour la
génération de trajectoires, et
cela parce que marcher c’est
aller quelque part, et non pas
seulement agiter les jambes !
1.3.3. Les trajectoires
locomotrices sont
stéréotypées
ue se passe-t-il quand on
fait marcher quelqu’un dans
une pièce, sur une trajectoire
libre mais avec une contrainte
d’orientation comme par
exemple passer par une
porte ? A priori, on peut le faire
de multiples façons. En réalité,
quand on demande à un sujet,
sans rien lui préciser, de faire
cette expérience, on s’aperçoit que ses trajectoires sont
complètement stéréotypées
et répondent effectivement
à des principes généraux.
Ces études sont réalisées en
collaboration avec des collègues roboticiens et mathématiciens. Nous en décrivons
quelques propriétés dans les
lignes qui suivent.
1.4. Comment étudier
les formes générales
associées aux gestes ?
1.4.1. La segmentation
du mouvement
Nous
avons
étudié
de
nombreuses trajectoires pour
savoir si elles sont ou non
liées à des formes géométriques assez simples. Pour
Figure 8
La forme du geste est-elle
composée de segments de
clothoïdes (A) ou de paraboles (B) ?
A) Schéma de clothoïde obtenu à
partir de modèles de la marche par
des roboticiens [7a].
B) Enregistrements de
mouvements de la main chez
le singe qui sont décomposés
en segments de parabole [7b].
B
A
singe U, entraînement
singe U, bien-entraîné
singe O, entraînement
Simulation
a
b
c
d
certains comme le roboticien
Jean-Paul Laumond, ce sont
des morceaux de clothoïdes
(doubles
spirales,
dites
spirales de Cornu, Figure 8A).
Pour
d’autres
collègues
neurophysiologistes et roboticiens qui ont enregistré les
relations entre l’activité des
neurones du cerveau et les
mouvements de la main du
singe, ce sont des segments
de parabole (Figure 8B).
uoi qu’il en soit, il semble
cependant qu’il existe des
mouvements simplifi cateurs
permettant de décrire d’une
façon générale ces trajectoires
et qu’ils sont peut-être à la base
de notre perception de l’esthétique. L’exemple suivant,
tout à fait remarquable, le
confi rme : si l’expérimentateur déplace un doigt et vous
demande s’il bouge à vitesse
constante, vous ne le percevrez bien à vitesse constante
que si le mouvement l’est non
La simplexité
décrire la marche le long
d’une ellipse. En mesurant
le mouvement de la tête du
sujet, on retrouve la même
relation linéaire que celle
observée pour les mouvements du bras (Figure 7, [6]),
ce qui suggère l’existence d’un
principe simplifi cateur plus
général, valable aussi bien
pour la génération du mouvement de la main que pour la
génération de trajectoires, et
cela parce que marcher c’est
aller quelque part, et non pas
seulement agiter les jambes !
1.3.3. Les trajectoires
locomotrices sont
stéréotypées
ue se passe-t-il quand on
fait marcher quelqu’un dans
une pièce, sur une trajectoire
libre mais avec une contrainte
d’orientation comme par
exemple passer par une
porte ? A priori, on peut le faire
de multiples façons. En réalité,
quand on demande à un sujet,
sans rien lui préciser, de faire
cette expérience, on s’aperçoit que ses trajectoires sont
complètement stéréotypées
et répondent effectivement
à des principes généraux.
Ces études sont réalisées en
collaboration avec des collègues roboticiens et mathématiciens. Nous en décrivons
quelques propriétés dans les
lignes qui suivent.
1.4. Comment étudier
les formes générales
associées aux gestes ?
1.4.1. La segmentation
du mouvement
Nous
avons
étudié
de
nombreuses trajectoires pour
savoir si elles sont ou non
liées à des formes géométriques assez simples. Pour
Figure 8
La forme du geste est-elle
composée de segments de
clothoïdes (A) ou de paraboles (B) ?
A) Schéma de clothoïde obtenu à
partir de modèles de la marche par
des roboticiens [7a].
B) Enregistrements de
mouvements de la main chez
le singe qui sont décomposés
en segments de parabole [7b].
B
A
singe U, entraînement
singe U, bien-entraîné
singe O, entraînement
Simulation
a
b
c
d
certains comme le roboticien
Jean-Paul Laumond, ce sont
des morceaux de clothoïdes
(doubles
spirales,
dites
spirales de Cornu, Figure 8A).
Pour
d’autres
collègues
neurophysiologistes et roboticiens qui ont enregistré les
relations entre l’activité des
neurones du cerveau et les
mouvements de la main du
singe, ce sont des segments
de parabole (Figure 8B).
uoi qu’il en soit, il semble
cependant qu’il existe des
mouvements simplifi cateurs
permettant de décrire d’une
façon générale ces trajectoires
et qu’ils sont peut-être à la base
de notre perception de l’esthétique. L’exemple suivant,
tout à fait remarquable, le
confi rme : si l’expérimentateur déplace un doigt et vous
demande s’il bouge à vitesse
constante, vous ne le percevrez bien à vitesse constante
que si le mouvement l’est non
