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La chimie et le sport
américain Edward Muybridge
(1830-1904).
L’analyse des images de
Muybridge nous montre que
la tête reste fi xe et que nous
courons en prenant comme
référentiel non pas les pieds,
mais la tête. Des études
semblables ont montré que
tous les mouvements du corps,
complexes et rapides, comme
ceux du ski sur bosses ou
ceux du surf (Figure 4), qui
nécessitent la coordination de
centaines de degrés de liberté,
sont assurés à partir non pas
des pieds, comme c’est le cas
pour l’enfant jusqu’à deuxtrois ans (voir aussi le paragraphe 1.4.2 et la Figure 11A),
mais à partir d’une centrale
inertielle mobile qui est la tête.
Une sorte de révolution galiléenne s’est donc produite au
Figure 3
Reconstitution d’un homme
courant, en conservant un point
fi xe des images. L’analyse
de cette image de Muybridge nous
montre que la tête reste fi xe et que
nous courons en prenant comme
référentiel non pas les pieds,
mais la tête [1]. Cette création
d’un référentiel mobile simplifi e
considérablement le contrôle
de la marche en permettant au
marcheur de s’affranchir des aléas
du sol par exemple.
La chimie et le sport
américain Edward Muybridge
(1830-1904).
L’analyse des images de
Muybridge nous montre que
la tête reste fi xe et que nous
courons en prenant comme
référentiel non pas les pieds,
mais la tête. Des études
semblables ont montré que
tous les mouvements du corps,
complexes et rapides, comme
ceux du ski sur bosses ou
ceux du surf (Figure 4), qui
nécessitent la coordination de
centaines de degrés de liberté,
sont assurés à partir non pas
des pieds, comme c’est le cas
pour l’enfant jusqu’à deuxtrois ans (voir aussi le paragraphe 1.4.2 et la Figure 11A),
mais à partir d’une centrale
inertielle mobile qui est la tête.
Une sorte de révolution galiléenne s’est donc produite au
Figure 3
Reconstitution d’un homme
courant, en conservant un point
fi xe des images. L’analyse
de cette image de Muybridge nous
montre que la tête reste fi xe et que
nous courons en prenant comme
référentiel non pas les pieds,
mais la tête [1]. Cette création
d’un référentiel mobile simplifi e
considérablement le contrôle
de la marche en permettant au
marcheur de s’affranchir des aléas
du sol par exemple.
