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La traque aux molécules dopantes
plus faciles à déceler, cela
a été le cas pour le coureur
cycliste
américain
Tyler
Hamilton (Figure 24). Les
tests font intervenir des interactions antigènes-anticorps
qui permettent de mettre
rapidement en évidence une
prise de sang externe. En
effet, même du sang compatible mais provenant d’un
autre individu possède des
caractéristiques, qui comme
dans le cas de la transplantation d’un organe, produit des
réactions de type immunitaire.
4
Le dopage
et demain ?
4.1. Traquer le dopage :
de plus en plus complexe
Si les techniques d’analyse
pour le contrôle antidopage
ont progressé, le dopage luimême devient de plus en plus
complexe et joue à cachecache avec les laboratoires
et les autorités. Molécules
plus grosses de type biologique, molécules endogènes,
transfusions sanguines autologues… les diffi cultés d’analyse sont nombreuses et la
frontière entre le naturel et le
synthétique est parfois indétectable. On peut craindre de
voir apparaître bientôt des
manipulations génétiques à
des fi ns de dopage. Les techniques de la génétique, qui,
appliquées à des plantes ou
des animaux, ont permis de
nombreux progrès notamment dans l’agronomie (voir
l’ouvrage La chimie et l’alimentation, pour le bien-être
de l’homme [4]), pourraient
en inspirer plus d’un qui
serait tenté de les appliquer
à l’homme pour augmenter
ses performances sportives…
Parmi les exploits réalisés sur
des animaux, on peut citer la
création d’une race de bœuf
dans les années 1990, le BleuBlanc-Belge (Figure 25), qui
possède un gène lui permettant de devenir défi cient en
myostatine, une protéine
qui régule la croissance des
muscles. L’absence de cette
protéine conduit à une croissance hors norme de l’animal
(sans effet secondaire décelé
à ce jour). Mais la défi cience
en myostatine peut être naturelle et créer spontanément
des surhommes, comme
en témoigne le cas de Liam
Hoekstra, né en 2005 avec
une défi cience de ce gène,
issue d’une mutation génétique rarissime qui inhibe sa
production de myostatine.
Chez l’homme, on assiste de
plus en plus à des phénomènes qui ouvrent la porte à
de sérieuses interrogations
sur de nombreux plans, et
tout particulièrement celui
de l’éthique (voir le Chapitre
d’après la conférence de D.
Masseglia). Ce fut le cas aux
Jeux olympiques d’hiver de
2006 à Turin, avec une athlète
inscrite aux Jeux féminins
alors qu’elle avait un gène
de caractère masculin. De
même, un test de féminité
pratiqué sur l’indienne Santhi
Soundarajan s’est révélé
anormal et l’athlète a été
privée de sa médaille d’argent
du 800 mètres des Jeux asiatiques de Doha.
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Quel futur pour
la lutte antidopage ?
Malgré les performances de
plus en plus remarquables, en
termes de spécifi cité, de sensibilité et de rapidité des techniques d’analyse, le dopage
Figure 25
Le Blanc-Bleu-Belge, un bœuf
génétiquement créé pour être
particulièrement musclé !
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