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La chimie et le sport
globules rouges par la moelle
osseuse, augmentant ainsi la
capacité respiratoire : nous la
sécrétons dès que l’oxygène
sanguin diminue.
Depuis 1988, une molécule
de synthèse ayant la même
action que l’EPO endogène,
l’EPO
recombinante,
est
disponible et a été utilisée par
des sportifs, notamment dans
le cyclisme (affaire Festina), la
natation ou le ski de fond, pour
augmenter la capacité respiratoire et donc l’endurance, et
faciliter la récupération.
L’électrophorèse
est
une
méthode de choix pour détecter
l’EPO, molécule de masse
molaire 37 000 grammes par
mole. Depuis juin 2000, le laboratoire de Châtenay-Malabry
a développé une méthode
d’analyse à l’occasion des
Jeux olympiques de Sydney,
encore appliquée aujourd’hui :
elle permet de détecter l’EPO
recombinante et de la distinguer de l’EPO endogène [3].
Mais d’autres types d’EPO
recombinantes sont conçus
de plus en plus semblables
à l’EPO humaine pour mieux
brouiller les analyses !
3.3. Analyse de l’hormone
de croissance
Une autre grosse molécule
utilisée dans le dopage est
l’hormone de croissance
(Figure 23). Cette protéine est
sécrétée par l’hypophyse et
stimule la croissance chez les
humains et autres vertébrés.
Elle peut être synthétisée
artifi ciellement (elle est alors
appelée somatropine). Utilisée
comme produit dopant, elle
augmente la masse musculaire et aide à la récupération ;
mais elle présente des effets
secondaires en provoquant
une augmentation de la taille
des os.
Sa détection est diffi cile
car il faut la différencier de
l’hormone de croissance
naturellement secrétée par
l’organisme.
Le
premier
test de dépistage à grande
échelle a été effectué lors des
Jeux olympiques d’Athènes
en 2004 ; il utilise l’électrophorèse capillaire (les ions
migrent à l’intérieur d’un tube
capillaire, à peine plus gros
qu’un cheveu) couplée à un
spectromètre de masse.
3.4. Déceler le dopage
par transfusion sanguine
La transfusion autologue est
une technique qui consiste
à se faire prélever du sang
dans le but de se le réinjecter, beaucoup plus tard si
nécessaire, après congélation. Ainsi, lorsque le sportif
aura effectué son prélèvement, il va synthétiser du
sang pour remplacer celui
qui a été prélevé. Quand on
lui réinjecte son propre sang,
qui contiendra davantage de
globules rouges (qui sont les
transporteurs d’oxygène dans
le sang), ce sera comme s’il
était en pleine possession de
ses moyens, capable de transporter une plus grande quantité de l’oxygène nécessaire
pour un effort soutenu ou à
haute altitude. Cette méthode
a été très utilisée, notamment
lors des Jeux olympiques
d’été de 1984 aux États-Unis.
Elle est diffi cile voire impossible à détecter.
Lors d’une transfusion homologue, le sang provient d’un
donneur humain dont le
groupe sanguin est compatible avec celui du receveur.
Ces cas de dopage sont
Figure 23
L’hormone de croissance humaine
est une protéine comportant
191 acides aminés.
Figure 24
Tyler Hamilton a mis un terme à sa
carrière suite à plusieurs contrôles
positifs au dopage.
La chimie et le sport
globules rouges par la moelle
osseuse, augmentant ainsi la
capacité respiratoire : nous la
sécrétons dès que l’oxygène
sanguin diminue.
Depuis 1988, une molécule
de synthèse ayant la même
action que l’EPO endogène,
l’EPO
recombinante,
est
disponible et a été utilisée par
des sportifs, notamment dans
le cyclisme (affaire Festina), la
natation ou le ski de fond, pour
augmenter la capacité respiratoire et donc l’endurance, et
faciliter la récupération.
L’électrophorèse
est
une
méthode de choix pour détecter
l’EPO, molécule de masse
molaire 37 000 grammes par
mole. Depuis juin 2000, le laboratoire de Châtenay-Malabry
a développé une méthode
d’analyse à l’occasion des
Jeux olympiques de Sydney,
encore appliquée aujourd’hui :
elle permet de détecter l’EPO
recombinante et de la distinguer de l’EPO endogène [3].
Mais d’autres types d’EPO
recombinantes sont conçus
de plus en plus semblables
à l’EPO humaine pour mieux
brouiller les analyses !
3.3. Analyse de l’hormone
de croissance
Une autre grosse molécule
utilisée dans le dopage est
l’hormone de croissance
(Figure 23). Cette protéine est
sécrétée par l’hypophyse et
stimule la croissance chez les
humains et autres vertébrés.
Elle peut être synthétisée
artifi ciellement (elle est alors
appelée somatropine). Utilisée
comme produit dopant, elle
augmente la masse musculaire et aide à la récupération ;
mais elle présente des effets
secondaires en provoquant
une augmentation de la taille
des os.
Sa détection est diffi cile
car il faut la différencier de
l’hormone de croissance
naturellement secrétée par
l’organisme.
Le
premier
test de dépistage à grande
échelle a été effectué lors des
Jeux olympiques d’Athènes
en 2004 ; il utilise l’électrophorèse capillaire (les ions
migrent à l’intérieur d’un tube
capillaire, à peine plus gros
qu’un cheveu) couplée à un
spectromètre de masse.
3.4. Déceler le dopage
par transfusion sanguine
La transfusion autologue est
une technique qui consiste
à se faire prélever du sang
dans le but de se le réinjecter, beaucoup plus tard si
nécessaire, après congélation. Ainsi, lorsque le sportif
aura effectué son prélèvement, il va synthétiser du
sang pour remplacer celui
qui a été prélevé. Quand on
lui réinjecte son propre sang,
qui contiendra davantage de
globules rouges (qui sont les
transporteurs d’oxygène dans
le sang), ce sera comme s’il
était en pleine possession de
ses moyens, capable de transporter une plus grande quantité de l’oxygène nécessaire
pour un effort soutenu ou à
haute altitude. Cette méthode
a été très utilisée, notamment
lors des Jeux olympiques
d’été de 1984 aux États-Unis.
Elle est diffi cile voire impossible à détecter.
Lors d’une transfusion homologue, le sang provient d’un
donneur humain dont le
groupe sanguin est compatible avec celui du receveur.
Ces cas de dopage sont
Figure 23
L’hormone de croissance humaine
est une protéine comportant
191 acides aminés.
Figure 24
Tyler Hamilton a mis un terme à sa
carrière suite à plusieurs contrôles
positifs au dopage.
