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La traque aux molécules dopantes
de sensibilité, contrairement
à la spectrométrie de masse.
Cette dernière a également
connu un essor considérable
ces dix dernières années,
notamment avec l’essor de
la protéomique, cette science
qui étudie l’ensemble des
protéines dans notre organisme (voir l’ouvrage La
chimie et la santé, au service de
l’homme [2]), mais son avantage réside dans sa grande
sensibilité d’analyse.
Il est effectivement important de disposer d’appareils
d’analyse assez sensibles
pour détecter des concentrations toujours très faibles de
produits dopants, qui sont non
seulement de plus en plus
variés, mais de plus en plus
actifs et sont donc absorbés
à des doses de plus en plus
faibles pour les mêmes effets
recherchés. Il s’agit souvent
de détecter des traces de
composés, de l’ordre du ppb
(partie par milliard), ou l’on
peut aussi dire du milliardième de gramme par millilitre ; par analogie, c’est
comme détecter un morceau
de sucre dissous dans une
piscine olympique… Il faut
non seulement être capable
de dire que la piscine contient
du sucre, mais il faut aussi
pouvoir déterminer si l’on y
a dissous un, deux ou trois
morceaux !
Enfi n, les analyses doivent
souvent répondre à un troisième besoin : la rapidité.
Alors que dans le football,
les joueurs ne disputent les
matchs que tous les trois à
quatre jours, laissant largement le temps pour effectuer
les tests entre deux évènements, ce n’est pas le cas
pour le Tour de France où
les participants courent tous
les jours. Or, il faut prendre
le temps d’effectuer les
deux séries d’analyses que
requiert tout contrôle antidopage : une première série
visant à détecter la présence
éventuelle d’un ou plusieurs
composés de la Liste des
interdictions (le criblage), puis
une analyse confi rmatoire.
Les techniques et méthodes
chromatographiques
ont
connu un développement
considérable en matière de
rapidité, puisque l’analyse
complexe qui nécessitait
24 heures dans les années
1945, demandait 25 minutes
dans les années 1980-1990,
et se réduit aujourd’hui à
2-3 minutes pour obtenir la
même qualité de séparation
et donc l’identifi cation rapide
des composés recherchés
(Figure 18). En moins de six
Débit : 600 μL/min
Volume d’injection : 20 μL
Échantillon : 36 composés
Béta-bloquants
Diurétiques
Figure 18
Un échantillon d’urine est
analysé lors de la première
étape du contrôle : au cours
du criblage rapide, plusieurs
centaines de molécules passent
en chromatographie et l’on
doit traquer les agents dopants
présents sous forme de traces
dans ces mélanges complexes !
La traque aux molécules dopantes
de sensibilité, contrairement
à la spectrométrie de masse.
Cette dernière a également
connu un essor considérable
ces dix dernières années,
notamment avec l’essor de
la protéomique, cette science
qui étudie l’ensemble des
protéines dans notre organisme (voir l’ouvrage La
chimie et la santé, au service de
l’homme [2]), mais son avantage réside dans sa grande
sensibilité d’analyse.
Il est effectivement important de disposer d’appareils
d’analyse assez sensibles
pour détecter des concentrations toujours très faibles de
produits dopants, qui sont non
seulement de plus en plus
variés, mais de plus en plus
actifs et sont donc absorbés
à des doses de plus en plus
faibles pour les mêmes effets
recherchés. Il s’agit souvent
de détecter des traces de
composés, de l’ordre du ppb
(partie par milliard), ou l’on
peut aussi dire du milliardième de gramme par millilitre ; par analogie, c’est
comme détecter un morceau
de sucre dissous dans une
piscine olympique… Il faut
non seulement être capable
de dire que la piscine contient
du sucre, mais il faut aussi
pouvoir déterminer si l’on y
a dissous un, deux ou trois
morceaux !
Enfi n, les analyses doivent
souvent répondre à un troisième besoin : la rapidité.
Alors que dans le football,
les joueurs ne disputent les
matchs que tous les trois à
quatre jours, laissant largement le temps pour effectuer
les tests entre deux évènements, ce n’est pas le cas
pour le Tour de France où
les participants courent tous
les jours. Or, il faut prendre
le temps d’effectuer les
deux séries d’analyses que
requiert tout contrôle antidopage : une première série
visant à détecter la présence
éventuelle d’un ou plusieurs
composés de la Liste des
interdictions (le criblage), puis
une analyse confi rmatoire.
Les techniques et méthodes
chromatographiques
ont
connu un développement
considérable en matière de
rapidité, puisque l’analyse
complexe qui nécessitait
24 heures dans les années
1945, demandait 25 minutes
dans les années 1980-1990,
et se réduit aujourd’hui à
2-3 minutes pour obtenir la
même qualité de séparation
et donc l’identifi cation rapide
des composés recherchés
(Figure 18). En moins de six
Débit : 600 μL/min
Volume d’injection : 20 μL
Échantillon : 36 composés
Béta-bloquants
Diurétiques
Figure 18
Un échantillon d’urine est
analysé lors de la première
étape du contrôle : au cours
du criblage rapide, plusieurs
centaines de molécules passent
en chromatographie et l’on
doit traquer les agents dopants
présents sous forme de traces
dans ces mélanges complexes !
