168
La chimie et le sport
molécules, que l’on retrouve
dans des bases de données
préalablement établies.
On peut aussi coupler la chromatographie avec la résonance magnétique nucléaire
42
(RMN, Figure 17), outil idéal
des chimistes pour déterminer
directement la structure d’un
composé ; grâce à l’application d’un champ magnétique
puissant, les spectromètres
RMN « réveillent » les noyaux
des atomes d’hydrogène
42. La résonance magnétique
nucléaire (RMN) est une technique
d’analyse chimique et structurale
non destructive et très utilisée en
physique, chimie ou biochimie.
constitutifs de quasiment
toutes les molécules, notamment les molécules biologiques comme les protéines,
les polysaccharides
43
... On
peut aussi révéler la présence
des atomes de carbone et
savoir quels sont leurs hydrogènes voisins, voire même
établir les structures en trois
dimensions de grosses molécules comme les protéines.
C’est plus exactement l’isotope
44 13 du carbone qui est
réveillé sous l’effet du champ
magnétique. Cela a permis,
dans certains cas, de différencier les molécules endogènes des exogènes (comme
les stéroïdes). Mais la RMN
souffre encore de problèmes
43. Les polysaccharides (ou
polyosides) sont des polymères
constitués par l’enchaînement
de plusieurs unités appelées
« oses », molécules de la famille
des sucres (comme le glucose, le
fructose, le mannose etc.). Les
polysaccharides les plus répandus
du règne végétal sont la cellulose
(voir le Chapitre d’Y. Rémond et
J.-F. Caron) et l’amidon, tous deux
polymères du glucose.
44. Deux atomes sont dits
isotopes s’ils ont le même
nombre de protons mais un
nombre de neutrons différent (un
atome est constitué d’un noyau –
comportant neutrons et protons –
autour duquel gravite son cortège
d’électrons).
Figure 17
La résonance magnétique
nucléaire (RMN) est une méthode
d’analyse usuellement utilisée par
les chimistes pour déterminer la
structure d’un composé. Mais elle
rencontre des limites lorsque l’on
a affaire à un mélange complexe,
avec de faibles concentrations
de produit à caractériser. Photo :
spectromètre RMN 800 MHz utilisé
en biologie structurale.
etc., qui se vaporisent diffi cilement et sont facilement dégradées dans la source. Suivant le
type d’ionisation utilisé, un spectre de masse peut être caractéristique d’une molécule. En
effet, la molécule ionisée est fragmentée de manière très spécifi que par des réactions et
dans des conditions d’analyse désormais très bien connues. Ainsi en comparant le spectre
avec des banques de spectres, il est possible d’identifi er la molécule. Si la molécule est trop
dégradée, notamment dans la source d’ionisation, le spectre perd sa spécifi cité et n’est plus
interprétable.
Les analyseurs sont également très variés, plus ou moins complexes, selon le type d’analyse,
quadri ou octopolaires, temps de vol, FT-ICR… Un progrès important a été réalisé avec le
couplage SM/SM de deux ou plus spectromètres de masse.
Précédent

- 169/260

Suivant