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La chimie et le sport
cette hormone a une puissante action sur les comportements, comme le montrent
les données obtenues sur l’hypercorticisme
32 dans les états
pathologiques, qu’ils soient
d’origine naturelle (comme
dans certaines maladies) ou
résultant de l’injection de
substances corticoïdes.
Il faut aussi noter une modifi cation de l’ensemble du
système sympathique qui
se traduit par une diminution de l’excrétion urinaire de
certains
neuromédiateurs,
des catécholamines (voir la
Figure 6), en relation avec une
diminution de leur tonus adrénergique
33
, et cette inhibition
a pu être reliée à la variabilité
de la fréquence cardiaque.
2.3. Action sur le débit
sanguin cérébral
L’augmentation
du
débit
cardiaque qui se produit lors
de l’exercice physique (et qui
32. Présence d’une quantité
trop importante de substances
corticoïdes dans le sang.
33. Qui a trait au métabolisme de
l’adrénaline.
peut atteindre 25 litres par
minute) augmente aussi le
débit sanguin cérébral. Ce
phénomène joue un rôle sur
l’amélioration des fonctions
du cerveau.
2.4. Action sur
la neurogenèse cérébrale
Récemment, des chercheurs
ont mis en évidence une
augmentation des facteurs
de croissance neuronaux
sous l’effet de l’exercice (voir
l’Encart : « Effet de l’activité
physique sur le vieillissement
neuronal » et le paragraphe 3).
2.5. L’hypothèse
endorphinique
Dès 1981, on a mis en évidence
une augmentation des taux
sanguins
d’endorphines
lors des activités physiques.
On sait que les endorphines
cérébrales sont des neuromédiateurs présentant une
action analgésique. L’hypothèse d’une morphinomanie
induite par l’exercice physique
qui expliquerait certains cas
d’addiction
à
l’activité
physique a même été émise,
DES ACIDES AMINÉS BRANCHÉS, IMPLIQUÉS DANS LES MÉCANISMES DE LA FATIGUE
Il existerait un lien entre le métabolisme d’acides aminés branchés (leucine, isoleucine,
valine et tryptophane, Figure 4), utilisés comme substrats énergétiques protéiques lors
d’efforts physiques, et la disponibilité de certains neuromédiateurs cérébraux impliqués
dans la fatigue (comme la sérotonine).
NH 2
CO 2 H
NH 2
CO 2 H
NH 2
CO 2 H
NH 2
CO 2 H
N
H
L-Leucine
L-Isoleucine
L-Valine
L-Tryptophane
Figure 4
Parmi les vingt acides aminés naturels (procurés par notre alimentation), quatre possèdent une chaîne
latérale (en bleu) ramifi ée ou dite « branchée » : la leucine, l’isoleucine, la valine et le tryptophane
(précurseur de la sérotonine : voir la structure Figure 6).
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