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La chimie et le sport
contrôle du mouvement, au
maintien de l’équilibre, comment le sportif peut tirer parti
des principes simplifi cateurs
de la perception, du contrôle
de l’action, de la prise de décision dans des environnements
complexes. La connaissance
de ces principes simplifi cateurs est fondamentale pour
l’apprentissage en matière
de sport, mais est aussi importante pour la conception
de robots pour la rééducation
sensorimotrice.
La chimie, utilisée selon les
procédures prévues, que ce
soit la chimie de notre corps ou
celle des matériaux de la performance, contribue à repousser les limites du sportif. Mais
jusqu’où ira cette recherche
de la performance aux limites
de l’imaginable ? La question
des limites de l’espérance de
vie rejoint celle des possibilités physiologiques de l’homme
et celle de leur optimisation.
Comment vont-elles continuer
à évoluer alors qu’elles semblent atteindre leur plafond ?
Les limites de la course entre
nos capacités adaptatives
stimulées par la science et
la technologie pourraient se
profi ler à brève échéance.
Faudra-t-il accepter les limites
de notre évolution alors même
que la quête perpétuelle de dépassement est inscrite au cœur
du vivant ? Jean-François
Toussaint, directeur de l’Institut de Recherches bioMédicales et d’Épidémiologie
du Sport (IRMES) a accepté
de faire le point sur ces
questions.
Le sport, et en particulier
le sport de haut niveau, vu
comme un laboratoire expérimental de la performance
humaine, illustre la vision
très contemporaine que l’espoir d’une bonne santé et
d’une longue vie dépend fortement de l’entretien médicosportif de chacun. L’amélioration de tous les paramètres
de la performance, matériaux,
matériels, sciences médicales
et entraînement, techniques
gestuelles, diététique, préparation psychologique et stratégique, est activement recherchée, avec comme déviance
le dopage. L’entraînement du
champion entre en résonance
avec des mœurs qui révèlent
le culte contemporain d’un
corps indéfi niment perfectible. La philosophe Isabelle
Queval discute dans le chapitre suivant le sens de cette
quête à l’aide de la chimie de
ce que nous pourrions appeler des surhommes (corps
entraînés, corps dopés, corps
augmentés) et comment il
faut d’emblée accepter de ne
pas franchir des limites pour
la préservation de sa santé
mentale et physique.
Denis Masseglia, président
du Comité national olympique français, nous a fait
l’honneur et l’amitié de nous
faire partager son expérience des milieux sportifs
en abordant des questions
que nous nous posons tous,
notamment quand on voit
les performances des derniers Jeux olympiques d’hiver ou d’été. Sachant que la
performance sportive dépend
de trois paramètres – le physique, le psychologique et le
technique – dans quelle mesure la technologie peut-elle
améliorer la performance tout
en préservant l’intégrité de
l’athlète, et cela dans les différents types de sport ? Dans
un contexte où la technologie repousse toujours plus
loin les limites de l’humain,
La chimie et le sport
contrôle du mouvement, au
maintien de l’équilibre, comment le sportif peut tirer parti
des principes simplifi cateurs
de la perception, du contrôle
de l’action, de la prise de décision dans des environnements
complexes. La connaissance
de ces principes simplifi cateurs est fondamentale pour
l’apprentissage en matière
de sport, mais est aussi importante pour la conception
de robots pour la rééducation
sensorimotrice.
La chimie, utilisée selon les
procédures prévues, que ce
soit la chimie de notre corps ou
celle des matériaux de la performance, contribue à repousser les limites du sportif. Mais
jusqu’où ira cette recherche
de la performance aux limites
de l’imaginable ? La question
des limites de l’espérance de
vie rejoint celle des possibilités physiologiques de l’homme
et celle de leur optimisation.
Comment vont-elles continuer
à évoluer alors qu’elles semblent atteindre leur plafond ?
Les limites de la course entre
nos capacités adaptatives
stimulées par la science et
la technologie pourraient se
profi ler à brève échéance.
Faudra-t-il accepter les limites
de notre évolution alors même
que la quête perpétuelle de dépassement est inscrite au cœur
du vivant ? Jean-François
Toussaint, directeur de l’Institut de Recherches bioMédicales et d’Épidémiologie
du Sport (IRMES) a accepté
de faire le point sur ces
questions.
Le sport, et en particulier
le sport de haut niveau, vu
comme un laboratoire expérimental de la performance
humaine, illustre la vision
très contemporaine que l’espoir d’une bonne santé et
d’une longue vie dépend fortement de l’entretien médicosportif de chacun. L’amélioration de tous les paramètres
de la performance, matériaux,
matériels, sciences médicales
et entraînement, techniques
gestuelles, diététique, préparation psychologique et stratégique, est activement recherchée, avec comme déviance
le dopage. L’entraînement du
champion entre en résonance
avec des mœurs qui révèlent
le culte contemporain d’un
corps indéfi niment perfectible. La philosophe Isabelle
Queval discute dans le chapitre suivant le sens de cette
quête à l’aide de la chimie de
ce que nous pourrions appeler des surhommes (corps
entraînés, corps dopés, corps
augmentés) et comment il
faut d’emblée accepter de ne
pas franchir des limites pour
la préservation de sa santé
mentale et physique.
Denis Masseglia, président
du Comité national olympique français, nous a fait
l’honneur et l’amitié de nous
faire partager son expérience des milieux sportifs
en abordant des questions
que nous nous posons tous,
notamment quand on voit
les performances des derniers Jeux olympiques d’hiver ou d’été. Sachant que la
performance sportive dépend
de trois paramètres – le physique, le psychologique et le
technique – dans quelle mesure la technologie peut-elle
améliorer la performance tout
en préservant l’intégrité de
l’athlète, et cela dans les différents types de sport ? Dans
un contexte où la technologie repousse toujours plus
loin les limites de l’humain,
