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comment
comparer
des
performances alors que les
« équipements » ne sont plus
comparables ?
Les progrès technologiques
sont cependant contraints de
respecter les faits de la nature. Pierre Letellier, professeur de thermodynamique et
aussi professeur de plongée
sous-marine, montre que,
pour le pratiquant de cette
activité de loisir comme pour
le plongeur professionnel, la
connaissance des lois de la
physico-chimie est de fait indispensable à leur sécurité.
Ceci concerne en particuliers
les mécanismes d’échanges
gazeux entre le plongeur et
son environnement, mêlant
en fait intimement la chimie,
la physico-chimie et la
physiologie.
Après ces premiers chapitres
généralistes, la suite de cet
ouvrage s’organise autour de
deux thèmes.
L’un est consacré aux molécules de la performance.
Nous y verrons que notre
corps lui-même est une
usine chimique fascinante
au sein de laquelle les relations entre le bien-être, les
performances sportives et la
santé sont étroites. Ce sera le
sujet du chapitre de CharlesYannick Guezennec du Centre
national du rugby de Marcoussis. Il portera sur les effets de l’exercice physique et
de l’entraînement sur la neurochimie cérébrale : le rôle de
molécules telles que les endorphines, la sérotonine, les
monoamines et autres neuromédiateurs libérés sous l’effet d’un exercice prolongé ou
d’un entraînement physique,
la notion de bien-être et plus
généralement l’amélioration
de l’ensemble des fonctions
y sont présentés et discutés.
L’ensemble des données souligne la complexité des différents facteurs sur les modifi -
cations comportementales et
les performances sportives.
Mais si la chimie de notre corps
peut apporter le meilleur, ses
excès peuvent aussi apporter le pire et « la traque des
molécules dopantes » est un
véritable défi pour les laboratoires antidopage, piliers
essentiels de la lutte contre
le dopage dans le sport :
150 000 tests sont effectués
annuellement dans le monde.
Jean-Luc Veuthey, du laboratoire de chimie analytique de
l’université de Genève, nous
montrera que la complexité
des matrices testées (sang,
urine…), la diversité des composés à tester, le faible niveau
de concentration des agents
dopants, ont conduit à des
stratégies analytiques performantes et ultra-rapides.
Marie-Florence
GrenierLoustalot, qui de nombreuses
années a dirigé le service
central d’analyse du CNRS,
fera le point sur le contrôle
antidopage et son évolution,
et sur le risque de dopage
selon le niveau des sports.
Le
second
thème
est
dédié aux matériaux de la
performance. La chimie des
matériaux de la performance
rend le sport plus aisé à
pratiquer, plus sûr, plus
précis, plus confortable et
même plus élégant.
L’utilisation des matériaux
composites, associée aux
propriétés
exceptionnelles
de certaines fi bres de verre
ou de carbone, a constitué une révolution dans la
conception des objets technologiques du sport amateur
et du sport de compétition.
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