nouveau chargé négativement, il lui est possible de rompre une deuxième liaison AlOH
a?n de libérer un deuxième ion hydrure et de permettre une attaque nucléophile sur
un deuxième groupement carbonyle. Ces étapes peuvent se réaliser une troisième et
même une quatrième fois, menant à la formation d’un complexe [(RO) 4 Al]
−
. Un seul
équivalent molaire d’hydrure métallique peut donc réduire quatre équivalents molaires
d’aldéhyde ou de cétone. L’alcool est obtenu à la suite d’une hydrolyse acide au cours de
laquelle les liaisons ROOAl se brisent et où les ions alcoolate sont protonés. La réaction
globale est donc une réaction d’addition de deux atomes d’hydrogène sur une liaison π
carbone-oxygène (voir la ?gure 12.26).
Figure 12.26
Réaction globale et mécanisme
de la réduction d’une cétone
avec le LiAlH 4
Dans une réduction d’aldéhydes ou de cétones à l’aide du NaBH 4 , des étapes similaires à celles décrites avec le LiAlH 4 sont observées. La différence majeure réside dans
le fait que l’ion alcoolate formé ne se complexe pas au métal du complexe BH 3 (voir la
?gure 12.27). En fait, puisqu’une réduction avec le NaBH 4 se réalise dans l’eau, l’ion
alcoolate résultant est transformé aussitôt en alcool en réagissant avec l’eau. Pour sa
part, l’ion hydroxyde (OH
−
) formé se lie au BH 3 , donnant naissance à l’espèce chi mique
[ROOBH 3 ]
−
. Une deuxième attaque d’un ion hydrure peut dès lors se réaliser sur un
deuxième groupement carbonyle, puis une troisième et une quatrième, jusqu’à l’obtention de quatre molécules d’alcool et du complexe [(RO) 4 B]
− .
En raison de la très grande
réactivité du LiAlH 4 , les solvants souvent utilisés sont
l’éther diéthylique (Et 2 O) ou
le tétrahydrofurane (THF),
des solvants aprotiques anhydres. Le NaBH 4 , quant à lui,
est plus stable, et la réaction
peut être réalisée dans une
solution aqueuse d’éthanol.
REMARQUE
556 Chapitre 12 Survol des principaux groupements fonctionnels utiles à la biochimie et à la biologie
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