Figure 12.23
Cartes de potentiel
électrostatique démontrant
l’augmentation du caractère
électrophile du carbone de
la liaison CPO de l’éthanal
(aldéhyde) et du propanone
(cétone) à la suite de leur
protonation par catalyse acide
Cartes de potentiel électrostatique
réalisées par Benoit Deschênes-Simard
HOA
éthanal
éthanal-H
+
HOA
propanone
propanone-H
+
Le tableau 12.3, à la page suivante, présente un résumé de quelques transformations
possibles à réaliser sur les aldéhydes et les cétones.
Les aldéhydes sont de meilleurs électrophiles que les cétones. Ces dernières réagissent donc moins rapidement en présence de nucléophiles. Cette différence de réactivité
s’explique, dans un premier temps, par un encombrement stérique plus important pour
les cétones que pour les aldéhydes. En effet, le carbone électrophile du groupement
carbonyle d’une fonction cétone est plus encombré en raison de la présence de deux
groupements R, comparativement à celui d’une fonction aldéhyde qui porte toujours
au moins un atome d’hydrogène. Au cours d’une réaction d’addition nucléophile sur
des groupements carbonyles, il peut sembler a priori étonnant de considérer l’encombrement stérique, car le carbone électrophile est hybridé sp
2 et possède une géométrie
triangulaire plane, et donc un angle de liaison de 120°. En effet, il devrait y avoir suf?samment d’espace pour que le nucléophile puisse s’approcher du carbone du groupement carbonyle sans jamais ressentir une importante tension stérique. Or, il faut garder
en mémoire qu’au cours de l’attaque du nucléophile, le carbone électrophile hybridé
sp
2 devient hybridé sp
3
, et une géométrie tétraédrique est adoptée avec des angles de
liaison de 109,5°. L’encombrement stérique a alors beaucoup plus d’incidence. Ce phénomène est d’autant plus marqué si le nucléophile est, lui aussi, volumineux. Ainsi, plus
l’encombrement stérique est grand, plus l’attaque du nucléophile est dif?cile et plus la
réaction d’addition est lente.
12.2 Caractéristiques principales des aldéhydes et des cétones
553
Cartes de potentiel
électrostatique démontrant
l’augmentation du caractère
électrophile du carbone de
la liaison CPO de l’éthanal
(aldéhyde) et du propanone
(cétone) à la suite de leur
protonation par catalyse acide
Cartes de potentiel électrostatique
réalisées par Benoit Deschênes-Simard
HOA
éthanal
éthanal-H
+
HOA
propanone
propanone-H
+
Le tableau 12.3, à la page suivante, présente un résumé de quelques transformations
possibles à réaliser sur les aldéhydes et les cétones.
Les aldéhydes sont de meilleurs électrophiles que les cétones. Ces dernières réagissent donc moins rapidement en présence de nucléophiles. Cette différence de réactivité
s’explique, dans un premier temps, par un encombrement stérique plus important pour
les cétones que pour les aldéhydes. En effet, le carbone électrophile du groupement
carbonyle d’une fonction cétone est plus encombré en raison de la présence de deux
groupements R, comparativement à celui d’une fonction aldéhyde qui porte toujours
au moins un atome d’hydrogène. Au cours d’une réaction d’addition nucléophile sur
des groupements carbonyles, il peut sembler a priori étonnant de considérer l’encombrement stérique, car le carbone électrophile est hybridé sp
2 et possède une géométrie
triangulaire plane, et donc un angle de liaison de 120°. En effet, il devrait y avoir suf?samment d’espace pour que le nucléophile puisse s’approcher du carbone du groupement carbonyle sans jamais ressentir une importante tension stérique. Or, il faut garder
en mémoire qu’au cours de l’attaque du nucléophile, le carbone électrophile hybridé
sp
2 devient hybridé sp
3
, et une géométrie tétraédrique est adoptée avec des angles de
liaison de 109,5°. L’encombrement stérique a alors beaucoup plus d’incidence. Ce phénomène est d’autant plus marqué si le nucléophile est, lui aussi, volumineux. Ainsi, plus
l’encombrement stérique est grand, plus l’attaque du nucléophile est dif?cile et plus la
réaction d’addition est lente.
12.2 Caractéristiques principales des aldéhydes et des cétones
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