Figure 9.1 Quelques composés halogénés et leurs applications
CHRONIQUES D’UNE MOLÉCULE
Les CFC : ces tueurs en série de la stratosphère
2
Par Philippe Murphy, professeur dans le réseau collégial
Les chlorouorocarbures (CFC) représentent une classe
de composés qui, comme leur nom l’indique, sont formés d’atomes de chlore, de uor et de carbone. C’est
dans les années 1890 que le chimiste belge Frédéric
Swarts (1866-1940) développa la première méthodologie de synthèse des CFC. Celle-ci consistait à remplacer des atomes de chlore du tétrachlorure de carbone
(CCl 4 ) ou du chloroforme (CHCl 3 ) par des atomes de
uor au moyen d’un composé d’antimoine, le SbF 3 Br 2 .
La réaction ci-dessous illustre la synthèse du CFCl 3 à
partir du CCl 4 .
Le composé le plus répandu de la famille des CFC est,
sans contredit, le dichlorodiuorométhane (CF 2 Cl 2 ),
mieux connu sous son nom commercial de Fréon-12. Au
cours des années 1920, le chimiste américain Thomas
Midgley (1889-1944) améliora le procédé de synthèse
de ce CFC. Le Fréon-12 trouva principalement usage
comme liquide réfrigérant (uide frigorigène) et agent
propulseur dans les bombes aérosol. Grâce au Fréon-12,
il devenait en?n possible de délaisser les agents réfrigérants toxiques autrefois utilisés, notamment le dioxyde
de soufre (SO 2 ) et l’ammoniac (NH 3 ), au pro?t d’une
molécule dépourvue de toxicité. En 1930, pour démontrer le caractère non toxique du Fréon-12, Midgley ?t
d’ailleurs une démonstration à l’Association américaine
de chimie en inhalant ce dernier et en éteignant, par son
soufe, une bougie allumée.
Les CFC sont ininammables, ce qui représente
un gage de sécurité au moment de leur utilisation. De
Introduction
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CHRONIQUES D’UNE MOLÉCULE
Les CFC : ces tueurs en série de la stratosphère
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Par Philippe Murphy, professeur dans le réseau collégial
Les chlorouorocarbures (CFC) représentent une classe
de composés qui, comme leur nom l’indique, sont formés d’atomes de chlore, de uor et de carbone. C’est
dans les années 1890 que le chimiste belge Frédéric
Swarts (1866-1940) développa la première méthodologie de synthèse des CFC. Celle-ci consistait à remplacer des atomes de chlore du tétrachlorure de carbone
(CCl 4 ) ou du chloroforme (CHCl 3 ) par des atomes de
uor au moyen d’un composé d’antimoine, le SbF 3 Br 2 .
La réaction ci-dessous illustre la synthèse du CFCl 3 à
partir du CCl 4 .
Le composé le plus répandu de la famille des CFC est,
sans contredit, le dichlorodiuorométhane (CF 2 Cl 2 ),
mieux connu sous son nom commercial de Fréon-12. Au
cours des années 1920, le chimiste américain Thomas
Midgley (1889-1944) améliora le procédé de synthèse
de ce CFC. Le Fréon-12 trouva principalement usage
comme liquide réfrigérant (uide frigorigène) et agent
propulseur dans les bombes aérosol. Grâce au Fréon-12,
il devenait en?n possible de délaisser les agents réfrigérants toxiques autrefois utilisés, notamment le dioxyde
de soufre (SO 2 ) et l’ammoniac (NH 3 ), au pro?t d’une
molécule dépourvue de toxicité. En 1930, pour démontrer le caractère non toxique du Fréon-12, Midgley ?t
d’ailleurs une démonstration à l’Association américaine
de chimie en inhalant ce dernier et en éteignant, par son
soufe, une bougie allumée.
Les CFC sont ininammables, ce qui représente
un gage de sécurité au moment de leur utilisation. De
Introduction
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