7.3.3.4 Combustion
Tout comme les alcanes, les alcènes sont des hydrocarbures pouvant être employés en
tant que combustibles dans la réaction de combustion. La ?gure 7.38 illustre la combustion complète de l’éthène.
Figure 7.38
Combustion complète d’un
alcène, soit celle de l’éthène
7.4 Réactions des alcynes
7.4.1 Réactions d’addition électrophile des alcynes
Sachant que les liaisons π sont des nucléophiles et qu’elles peuvent réagir avec des électrophiles, les réactions d’addition électrophile s’appliquent tout aussi bien aux alcynes
qu’aux alcènes. Cependant, les réactions à partir d’alcynes se réalisent, dans la majorité
des cas, plus lentement que celles avec des alcènes. Cela s’explique par le fait que la longueur de la liaison triple carbone-carbone (121 pm) est sensiblement plus courte que
celle des liaisons doubles (134 pm) (voir la section 7.2, p. 281). Par conséquent, la liaison
triple des alcynes est plus forte que celle des alcènes, ce qui la rend moins réactive. Ainsi,
certaines réactions d’addition électrophile des alcynes demandent l’utilisation de catalyseurs pour augmenter la vitesse de réaction.
Toutes les additions électrophiles polaires et non polaires décrites pour les alcènes sont
possibles avec les alcynes. Par contre, la réactivité est double avec les alcynes, puisqu’ils possèdent deux liaisons π. Il est néanmoins possible, mais très dif?cile, de contrôler le nombre
d’équivalents molaires de réactif a?n de ne faire réagir qu’une seule liaison π. Dans certains cas, une seule liaison π peut ainsi réagir avec un réactif donné en ajoutant un seul
équivalent molaire, puis la seconde liaison π peut être mise en présence d’un autre réactif.
7.4.1.1 Addition d’halogénures d’hydrogène (HOX)
et halogénation (X 2 )
La ?gure 7.39 illustre des exemples d’addition double sur les alcynes en utilisant les
réactions d’hydrohalogénation (addition d’halogénures d’hydrogène), d’hydrobromation radicalaire et d’halogénation (addition d’halogènes). La règle de Markovnikov
s’applique également pour les réactions d’addition électrophile sur les alcynes.
Figure 7.39
Réactions globales d’addition
double sur les alcynes
Les études expérimentales semblent démontrer que les mécanismes réactionnels des
additions d’halogénures d’hydrogène (avec ou sans peroxyde) sur les alcynes sont identiques à ceux impliquant les alcènes (voir les sections 7.3.1.1 A, p. 284, 7.3.1.1 B, p. 286
et 7.3.1.1 E, p. 296). L’addition double d’halogénures d’hydrogène sur un alcyne mène
Un équivalent molaire
représente une quantité équimolaire (même nombre de
moles) du réactif par rapport
au substrat impliqué dans la
réaction.
REMARQUE
322 Chapitre 7 Alcènes et alcynes
Tout comme les alcanes, les alcènes sont des hydrocarbures pouvant être employés en
tant que combustibles dans la réaction de combustion. La ?gure 7.38 illustre la combustion complète de l’éthène.
Figure 7.38
Combustion complète d’un
alcène, soit celle de l’éthène
7.4 Réactions des alcynes
7.4.1 Réactions d’addition électrophile des alcynes
Sachant que les liaisons π sont des nucléophiles et qu’elles peuvent réagir avec des électrophiles, les réactions d’addition électrophile s’appliquent tout aussi bien aux alcynes
qu’aux alcènes. Cependant, les réactions à partir d’alcynes se réalisent, dans la majorité
des cas, plus lentement que celles avec des alcènes. Cela s’explique par le fait que la longueur de la liaison triple carbone-carbone (121 pm) est sensiblement plus courte que
celle des liaisons doubles (134 pm) (voir la section 7.2, p. 281). Par conséquent, la liaison
triple des alcynes est plus forte que celle des alcènes, ce qui la rend moins réactive. Ainsi,
certaines réactions d’addition électrophile des alcynes demandent l’utilisation de catalyseurs pour augmenter la vitesse de réaction.
Toutes les additions électrophiles polaires et non polaires décrites pour les alcènes sont
possibles avec les alcynes. Par contre, la réactivité est double avec les alcynes, puisqu’ils possèdent deux liaisons π. Il est néanmoins possible, mais très dif?cile, de contrôler le nombre
d’équivalents molaires de réactif a?n de ne faire réagir qu’une seule liaison π. Dans certains cas, une seule liaison π peut ainsi réagir avec un réactif donné en ajoutant un seul
équivalent molaire, puis la seconde liaison π peut être mise en présence d’un autre réactif.
7.4.1.1 Addition d’halogénures d’hydrogène (HOX)
et halogénation (X 2 )
La ?gure 7.39 illustre des exemples d’addition double sur les alcynes en utilisant les
réactions d’hydrohalogénation (addition d’halogénures d’hydrogène), d’hydrobromation radicalaire et d’halogénation (addition d’halogènes). La règle de Markovnikov
s’applique également pour les réactions d’addition électrophile sur les alcynes.
Figure 7.39
Réactions globales d’addition
double sur les alcynes
Les études expérimentales semblent démontrer que les mécanismes réactionnels des
additions d’halogénures d’hydrogène (avec ou sans peroxyde) sur les alcynes sont identiques à ceux impliquant les alcènes (voir les sections 7.3.1.1 A, p. 284, 7.3.1.1 B, p. 286
et 7.3.1.1 E, p. 296). L’addition double d’halogénures d’hydrogène sur un alcyne mène
Un équivalent molaire
représente une quantité équimolaire (même nombre de
moles) du réactif par rapport
au substrat impliqué dans la
réaction.
REMARQUE
322 Chapitre 7 Alcènes et alcynes
