l’ion ponté venait à se rompre, le carbone le plus substitué offrirait le carbocation le plus
stable. Dans la ?gure 7.25, l’ion bromonium n’est pas illustré de manière symé trique,
car la force des liaisons COBr (ou COCl) formant le pont est différente. La liaison la
plus faible de l’ion ponté, celle dont le carbone est le plus substitué, est la plus longue.
Figure 7.25
Mécanisme réactionnel d’halogénation du
2méthylpropène, un alcène
dont les carbones ne portent
pas le même nombre
de substituants
Dans le cas où les deux carbones de l’alcène de départ possèdent tous les deux le
même nombre de substituants, mais de nature différente, les attaques de l’ion bromure
(ou ion chlorure) sur les deux carbones de l’ion ponté sont possibles et mènent à des
produits différents formés dans des proportions similaires.
Exercice 7.18 Complétez les réactions suivantes en écrivant la structure des
produits en deux dimensions.
Exercice 7.19 Soit la réaction suivante.
a) Complétez cette réaction en écrivant la structure du produit en trois dimensions.
b) Illustrez le mécanisme réactionnel menant au produit.
En?n, au cours de l’halogénation, l’ion bromonium (ou ion chloronium) peut se
former de part et d’autre de la liaison double de l’alcène. Dans les exemples précédents, les ions formés à partir des deux faces de l’alcène étaient identiques. Cependant,
cette notion devient particulièrement importante dans le cas où des carbones stéréogéniques sont formés (voir la rubrique « Enrichissement – Stéréosélectivité des réactions
d’halogénation », page suivante).
Puisque les réactions de bromation s’effectuent avec des molécules possédant des
fonctions alcènes et alcynes (pour les réactions d’halogénation sur les alcynes, voir la section 7.4.1.1, p. 322), elles sont souvent employées pour déceler des structures comportant
des liaisons π de type COC. Ce test chimique s’avère d’une grande simplicité. En effet,
le brome moléculaire (Br 2 ) est de couleur orangée
10 lorsqu’il est dilué dans le dichlorométhane (CH 2 Cl 2 ). Pour sa part, le composé organique est généralement incolore. Lorsque le
brome moléculaire réagit avec une liaison π de type COC présente dans le composé analysé, la coloration du brome disparaît et la solution devient incolore. Cette observation
con?rme donc la présence d’insaturation. Dans le cas où la couleur orangée persiste, il est
permis de conclure que le composé ne possède pas de liaisons COC doubles ou triples,
n’ayant pas réagi avec le brome moléculaire dans les conditions expérimentales données.
Test chimique exploitant la réaction
de bromation. Dans l’éprouvette de
gauche, le brome moléculaire (Br 2 ),
dilué dans du dichlorométhane,
est mis en présence d’un
composé saturé. La coloration
persiste ; aucune réaction n’est
donc observée. Dans l’éprouvette
de droite, le Br 2 , dilué dans du
dichlorométhane, est ajouté à un
alcène, soit un composé insaturé.
La solution devient incolore. Il y a
donc eu réaction chimique.
7.3 Réactions des alcènes
305
stable. Dans la ?gure 7.25, l’ion bromonium n’est pas illustré de manière symé trique,
car la force des liaisons COBr (ou COCl) formant le pont est différente. La liaison la
plus faible de l’ion ponté, celle dont le carbone est le plus substitué, est la plus longue.
Figure 7.25
Mécanisme réactionnel d’halogénation du
2méthylpropène, un alcène
dont les carbones ne portent
pas le même nombre
de substituants
Dans le cas où les deux carbones de l’alcène de départ possèdent tous les deux le
même nombre de substituants, mais de nature différente, les attaques de l’ion bromure
(ou ion chlorure) sur les deux carbones de l’ion ponté sont possibles et mènent à des
produits différents formés dans des proportions similaires.
Exercice 7.18 Complétez les réactions suivantes en écrivant la structure des
produits en deux dimensions.
Exercice 7.19 Soit la réaction suivante.
a) Complétez cette réaction en écrivant la structure du produit en trois dimensions.
b) Illustrez le mécanisme réactionnel menant au produit.
En?n, au cours de l’halogénation, l’ion bromonium (ou ion chloronium) peut se
former de part et d’autre de la liaison double de l’alcène. Dans les exemples précédents, les ions formés à partir des deux faces de l’alcène étaient identiques. Cependant,
cette notion devient particulièrement importante dans le cas où des carbones stéréogéniques sont formés (voir la rubrique « Enrichissement – Stéréosélectivité des réactions
d’halogénation », page suivante).
Puisque les réactions de bromation s’effectuent avec des molécules possédant des
fonctions alcènes et alcynes (pour les réactions d’halogénation sur les alcynes, voir la section 7.4.1.1, p. 322), elles sont souvent employées pour déceler des structures comportant
des liaisons π de type COC. Ce test chimique s’avère d’une grande simplicité. En effet,
le brome moléculaire (Br 2 ) est de couleur orangée
10 lorsqu’il est dilué dans le dichlorométhane (CH 2 Cl 2 ). Pour sa part, le composé organique est généralement incolore. Lorsque le
brome moléculaire réagit avec une liaison π de type COC présente dans le composé analysé, la coloration du brome disparaît et la solution devient incolore. Cette observation
con?rme donc la présence d’insaturation. Dans le cas où la couleur orangée persiste, il est
permis de conclure que le composé ne possède pas de liaisons COC doubles ou triples,
n’ayant pas réagi avec le brome moléculaire dans les conditions expérimentales données.
Test chimique exploitant la réaction
de bromation. Dans l’éprouvette de
gauche, le brome moléculaire (Br 2 ),
dilué dans du dichlorométhane,
est mis en présence d’un
composé saturé. La coloration
persiste ; aucune réaction n’est
donc observée. Dans l’éprouvette
de droite, le Br 2 , dilué dans du
dichlorométhane, est ajouté à un
alcène, soit un composé insaturé.
La solution devient incolore. Il y a
donc eu réaction chimique.
7.3 Réactions des alcènes
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