Pro?l 3A : conjugaison des électrons p avec une liaison covalente polaire Pour déterminer les formes limites de résonance du pro?l 3A (en présence d’une liaison covalente
polaire), il suf?t de mettre le système conjugué en évidence, puis de cibler précisément
la liaison la plus susceptible de se rompre, soit la liaison la plus polaire. La ?gure 4.40
présente un exemple typique de ce pro?l. En comparant la liaison double CPC avec
celle du CPO, la première est une liaison covalente non polaire (le nuage électronique
est symétrique), alors que la liaison double CPO est une liaison covalente polaire.
L’oxygène étant plus électronégatif, il y a déformation du nuage électronique, car les
électrons sont plus près de l’oxygène que du carbone. Ainsi, la liaison double CPO est
la plus propice à se rompre. C’est l’oxygène qui recevra les électrons, étant plus électronégatif. La première étape n’est pas réellement une étape de résonance, puisqu’elle ne
fait que séparer les charges et créer, par le fait même, un pro?l de résonance (pro?l 1 ou
2) qui devra être traité comme précédemment.
Figure 4.40
Formes limites de résonance
et hybride de résonance d’un
composé renfermant un pro?l 3A
Pro?l 3B : conjugaison des électrons p avec seulement des liaisons covalentes non
polaires Si le système conjugué n’est qu’un hydrocarbure ne renfermant que des
liaisons multiples non polaires, les formes limites de résonance sont tout d’abord
déterminées en procédant à la rupture systématique de chaque liaison π et en comparant la stabilité des formes limites de résonance obtenues. Dans un pro?l 3B, il n’est pas
nécessaire de déterminer les formes limites de résonance associées à toutes les formes
obtenues à la suite des diverses possibilités de rupture. Seul le carbocation le plus stable
formé à la suite de la rupture d’une des liaisons multiples sera considéré. Bien que les
autres formes puissent également avoir lieu, elles sont relativement moins abondantes
(voir la ?gure 4.41). La stabilité des carbocations est analysée en premier lieu, car
les carbocations, contrairement aux carbanions, ne respectent pas la règle de l’octet
et sont donc plus instables. Advenant le cas de carbocations substitués avec le même
nombre de groupements R, la stabilité des carbanions sera prise en compte.
212 Chapitre 4 Réactivité chimique
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