Figure 4.38
Délocalisation des électrons
respectant le pro?l 2
Dans la gure 4.39, les formes limites de résonance et l’hybride de résonance d’un
intermédiaire réactionnel simple présentant un prol 2 sont illustrés.
Figure 4.39
Formes limites de résonance
et hybride de résonance d’un
composé renfermant un pro?l 2
Exercice 4.21 Déterminez les formes limites de résonance ainsi que l’hybride de
résonance du composé organique suivant.
Pro?l 3 : conjugaison avec seulement des électrons p
Pour présenter le prol 3, il existe quelques approches distinctes variant d’un chimiste
à l’autre. Dans cet ouvrage, à l’instar de plusieurs manuels de référence
9
, la méthode
mettant en évidence les possibilités de séparation de charges conduisant à toutes
les formes limites de résonance sera adoptée, bien qu’une telle séparation mène à des
formes limites de résonance minoritaires. Grâce à cette approche, il sera plus aisé de
comprendre le concept de régiosélectivité dans certaines réactions chimiques, notamment dans les réactions d’addition-1,2 et 1,4 qui seront traitées dans le chapitre 7.
Dans le cas du prol 3 ne renfermant que des liaisons π, une liaison multiple (double
ou triple) doit d’abord subir une rupture, ce qui crée alors un des deux prols décrits
précédemment. Comment est-il possible de rompre une liaison π ? Les électrons peuvent engendrer des ruptures spontanées de liaisons polarisables ayant des électrons
mobiles, ce qui n’est toutefois pas avantageux sur le plan énergétique pour la molécule, puisqu'il y a création de charges formelles. Cependant, cette rupture peut s’avérer
possible si le carbocation ainsi formé fait partie d’un système conjugué dans lequel la
résonance a lieu. Plus la liaison π est substituée par des groupements R, plus elle sera
facile à rompre, car les électrons π seront plus mobiles. Enn, plus la liaison est polarisée, plus la rupture sera facile à réaliser.
Le prol 3 ne sera pris en considération que si aucun autre prol n’existe déjà dans
le système conjugué étudié.
Dans toutes les formes limites
de résonance, la structure du
composé est toujours conservée ; seuls les électrons π ou
les doublets d’électrons libres
sont délocalisés. Ainsi, entre
les deux formes limites de
résonance dans la gure 4.39,
ce n’est pas une rotation hors
plan du composé qui est
observée, mais bien un phénomène de résonance.
REMARQUE
Z Explication supplémentaire
quant à l’approche choisie pour
le pro?l 3 de résonance
cheneliere.ca/chimieorganique
Si aucun des prols 1 et 2 n’est
présent dans un composé
étudié, mais qu’un système
conjugué y gure, il s’agit
alors du prol 3. Il suft de
rompre une liaison multiple
(séparation de charges) pour
engendrer un des prols 1 et 2.
REMARQUE
4.7 Effets électroniques
211
Délocalisation des électrons
respectant le pro?l 2
Dans la gure 4.39, les formes limites de résonance et l’hybride de résonance d’un
intermédiaire réactionnel simple présentant un prol 2 sont illustrés.
Figure 4.39
Formes limites de résonance
et hybride de résonance d’un
composé renfermant un pro?l 2
Exercice 4.21 Déterminez les formes limites de résonance ainsi que l’hybride de
résonance du composé organique suivant.
Pro?l 3 : conjugaison avec seulement des électrons p
Pour présenter le prol 3, il existe quelques approches distinctes variant d’un chimiste
à l’autre. Dans cet ouvrage, à l’instar de plusieurs manuels de référence
9
, la méthode
mettant en évidence les possibilités de séparation de charges conduisant à toutes
les formes limites de résonance sera adoptée, bien qu’une telle séparation mène à des
formes limites de résonance minoritaires. Grâce à cette approche, il sera plus aisé de
comprendre le concept de régiosélectivité dans certaines réactions chimiques, notamment dans les réactions d’addition-1,2 et 1,4 qui seront traitées dans le chapitre 7.
Dans le cas du prol 3 ne renfermant que des liaisons π, une liaison multiple (double
ou triple) doit d’abord subir une rupture, ce qui crée alors un des deux prols décrits
précédemment. Comment est-il possible de rompre une liaison π ? Les électrons peuvent engendrer des ruptures spontanées de liaisons polarisables ayant des électrons
mobiles, ce qui n’est toutefois pas avantageux sur le plan énergétique pour la molécule, puisqu'il y a création de charges formelles. Cependant, cette rupture peut s’avérer
possible si le carbocation ainsi formé fait partie d’un système conjugué dans lequel la
résonance a lieu. Plus la liaison π est substituée par des groupements R, plus elle sera
facile à rompre, car les électrons π seront plus mobiles. Enn, plus la liaison est polarisée, plus la rupture sera facile à réaliser.
Le prol 3 ne sera pris en considération que si aucun autre prol n’existe déjà dans
le système conjugué étudié.
Dans toutes les formes limites
de résonance, la structure du
composé est toujours conservée ; seuls les électrons π ou
les doublets d’électrons libres
sont délocalisés. Ainsi, entre
les deux formes limites de
résonance dans la gure 4.39,
ce n’est pas une rotation hors
plan du composé qui est
observée, mais bien un phénomène de résonance.
REMARQUE
Z Explication supplémentaire
quant à l’approche choisie pour
le pro?l 3 de résonance
cheneliere.ca/chimieorganique
Si aucun des prols 1 et 2 n’est
présent dans un composé
étudié, mais qu’un système
conjugué y gure, il s’agit
alors du prol 3. Il suft de
rompre une liaison multiple
(séparation de charges) pour
engendrer un des prols 1 et 2.
REMARQUE
4.7 Effets électroniques
211
