2.2 Formes linéaires des monosaccharides
et projections de Fischer
Les plus simples des monosaccharides sont le glycéraldéhyde et le dihydroxypropanone
(dihydroxyacétone). Le glycéraldéhyde est un aldotriose possédant un centre stéréogénique. Il peut exister sous forme de deux énantiomères, soit le R ou le S (images miroir,
aussi appelées « images spéculaires »). Le dihydroxypropanone (un cétotriose) ne possède pas de centre stéréogénique (voir la ?gure 2.3).
Figure 2.3
Structures du glycéraldéhyde
et du dihydroxyacétone
L’énantiomère naturel du glycéraldéhyde est optiquement actif et dextrogyre (+),
puisque une solution de glycéraldéhyde fait tourner la lumière polarisée dans le sens des
aiguilles d’une montre. En 1906, avant l’entrée en vigueur du système R/S, le descripteur
d a été assigné au (+)-glycéraldéhyde, et le descripteur l à l’autre con?guration. Tous les
autres monosaccharides (aldoses et cétoses) issus du d-(+)-glycéraldéhyde naturel ont été
assignés à cette même série d. La structure du d-(+)-glycéraldéhyde a aussi été assignée
arbitrairement à l’isomère R, mais ce n’est qu’en 1951 que sa con?guration a été établie
avec certitude (par diffraction aux rayons X) comme étant réellement de con?guration R.
Les monosaccharides sont habituellement représentés par des projections de Fischer.
Cette projection est une combinaison de traits perpendiculaires dans laquelle les traits
verticaux symbolisent des liaisons projetées vers l’arrière, alors que les traits horizontaux sont des liaisons projetées vers l’avant. Par convention, la chaîne carbonée est dessinée en position verticale avec la fonction la plus oxydée (l’aldéhyde ou la cétone) placée
en haut. Pour les aldoses, le carbone portant la fonction aldéhyde est numéroté C1, alors
que pour les cétoses, le carbone de la fonction cétone est numéroté C2. En pivotant
le d-(+)-glycéraldéhyde de façon à orienter la fonction OH à droite et vers l’avant, la
projection de Fischer est obtenue (voir la ?gure 2.4).
Figure 2.4
Projection de Fischer
du D-(+)-glycéraldéhyde
La ?gure 2.5 montre les projections de Fischer pour le glucose (aldohexose) et le
fructose (cétohexose), ainsi que la numérotation de la chaîne carbonée.
Figure 2.5
Projections de Fischer pour le
D-glucose (un aldohexose) et
le D-fructose (un cétohexose)
Emil Hermann Fischer (1852-1919),
prix Nobel de chimie 1902
60
Chapitre 2 Glucides
et projections de Fischer
Les plus simples des monosaccharides sont le glycéraldéhyde et le dihydroxypropanone
(dihydroxyacétone). Le glycéraldéhyde est un aldotriose possédant un centre stéréogénique. Il peut exister sous forme de deux énantiomères, soit le R ou le S (images miroir,
aussi appelées « images spéculaires »). Le dihydroxypropanone (un cétotriose) ne possède pas de centre stéréogénique (voir la ?gure 2.3).
Figure 2.3
Structures du glycéraldéhyde
et du dihydroxyacétone
L’énantiomère naturel du glycéraldéhyde est optiquement actif et dextrogyre (+),
puisque une solution de glycéraldéhyde fait tourner la lumière polarisée dans le sens des
aiguilles d’une montre. En 1906, avant l’entrée en vigueur du système R/S, le descripteur
d a été assigné au (+)-glycéraldéhyde, et le descripteur l à l’autre con?guration. Tous les
autres monosaccharides (aldoses et cétoses) issus du d-(+)-glycéraldéhyde naturel ont été
assignés à cette même série d. La structure du d-(+)-glycéraldéhyde a aussi été assignée
arbitrairement à l’isomère R, mais ce n’est qu’en 1951 que sa con?guration a été établie
avec certitude (par diffraction aux rayons X) comme étant réellement de con?guration R.
Les monosaccharides sont habituellement représentés par des projections de Fischer.
Cette projection est une combinaison de traits perpendiculaires dans laquelle les traits
verticaux symbolisent des liaisons projetées vers l’arrière, alors que les traits horizontaux sont des liaisons projetées vers l’avant. Par convention, la chaîne carbonée est dessinée en position verticale avec la fonction la plus oxydée (l’aldéhyde ou la cétone) placée
en haut. Pour les aldoses, le carbone portant la fonction aldéhyde est numéroté C1, alors
que pour les cétoses, le carbone de la fonction cétone est numéroté C2. En pivotant
le d-(+)-glycéraldéhyde de façon à orienter la fonction OH à droite et vers l’avant, la
projection de Fischer est obtenue (voir la ?gure 2.4).
Figure 2.4
Projection de Fischer
du D-(+)-glycéraldéhyde
La ?gure 2.5 montre les projections de Fischer pour le glucose (aldohexose) et le
fructose (cétohexose), ainsi que la numérotation de la chaîne carbonée.
Figure 2.5
Projections de Fischer pour le
D-glucose (un aldohexose) et
le D-fructose (un cétohexose)
Emil Hermann Fischer (1852-1919),
prix Nobel de chimie 1902
60
Chapitre 2 Glucides
