Exercice 1.17 Complétez les réactions suivantes.
1.6.7 Addition d’un hydrure (réduction)
L’addition d’un hydrure (H
−
) sur un aldéhyde ou une cétone, suivie d’une hydrolyse
acide, génère respectivement un alcool primaire ou secondaire. Les sources d’hydrure
utilisées pour cette réaction de réduction sont l’aluminohydrure de lithium (LiAlH 4 )
ou le borohydrure de sodium (NaBH 4 ) (voir la ?gure 1.44).
Figure 1.44
Structures de l’aluminohydrure
de lithium et du borohydrure
de sodium
Dans ces composés, l’hydrogène porte une charge partielle négative (δ
− ), étant
donné qu’il est plus électronégatif que l’aluminium ou le bore. Ainsi, ces réactifs cèdent
facilement un ion hydrure (H
−
) qui agit en tant que nucléophile. L’extrême réactivité
de l’aluminohydrure de lithium (le LiAlH 4 s’en?amme au simple contact de l’humidité de l’air) nécessite l’utilisation d’un solvant aprotique anhydre : l’éthoxyéthane
(Et 2 O) ou le tétrahydrofurane (THF) sont habituellement choisis à cet effet. Puisque le
bore est un élément moins électronégatif que l’aluminium, le borohydrure de sodium
est plus stable et peut être utilisé en milieu éthanolique aqueux pour donner des résultats comparables. Ainsi, ce réactif est souvent préféré à l’aluminohydrure de lithium
pour la réduction des aldéhydes et des cétones.
La plus faible réactivité du NaBH 4 permet de réduire un aldéhyde ou une cétone sans
réduire d’autres fonctions carbonylées, notamment les esters, les amides et les acides
carboxyliques (voir la section 3.10, p. 143). Le NaBH 4 est donc un réactif chimiosélectif,
contrairement au LiAlH 4 , lequel réduit toutes les fonctions carbonylées.
La réaction de réduction met en jeu une attaque nucléophile irréversible de l’ion
hydrure (H
− ) sur le carbone carbonylique (voir la ?gure 1.45, page suivante).
1.6 Addition nucléophile
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