Figure 1.37
Réaction globale de la synthèse
d’une amine par formation d’une
imine et de sa réduction, ainsi
que par amination réductrice
Il est également possible de réduire une hydrazone en alcane en utilisant une base
très forte (p. ex. : l’hydroxyde de potassium) à haute température : il s’agit alors d’une
réduction de Wolff-Kishner (nommée ainsi en l’honneur du chimiste allemand
Ludwig Wolff [1857-1919] et du chimiste russe Nicolai M. Kishner [1867-1935]) (voir
la ?gure 1.38). La réaction se fait habituellement en une seule manipulation à partir
d’un aldéhyde ou d’une cétone. La synthèse de l’alcane s’accompagne d’un dégagement
d’azote gazeux. Il est donc possible d’employer cette réduction à la place de la réduction
de Clemmensen (voir la ?gure 1.47, p. 33) ou de l’addition d’éthane-1,2-dithiol suivie
d’une désulfuration (voir la ?gure 1.33, p. 22), selon les sensibilités des groupements
fonctionnels présents. Il est à noter que la réduction de Wolff-Kishner ne peut être
employée que pour des composés ne portant aucun substituant sensible aux bases.
La formation de l’hydrazone suit le mécanisme décrit dans la ?gure 1.35 (voir p. 24)
sauf qu’il faut remplacer l’amine primaire par l’hydrazine (NH 2 NH 2 ). Le mécanisme de
l’élimination de l’azote à partir de l’hydrazone est décrit dans la ?gure 1.38.
Figure 1.38 Réaction et mécanisme (à partir de l’hydrazone) de la réduction
des aldéhydes et des cétones en alcanes (réduction de Wolff-Kishner)
1.6 Addition nucléophile
27
Réaction globale de la synthèse
d’une amine par formation d’une
imine et de sa réduction, ainsi
que par amination réductrice
Il est également possible de réduire une hydrazone en alcane en utilisant une base
très forte (p. ex. : l’hydroxyde de potassium) à haute température : il s’agit alors d’une
réduction de Wolff-Kishner (nommée ainsi en l’honneur du chimiste allemand
Ludwig Wolff [1857-1919] et du chimiste russe Nicolai M. Kishner [1867-1935]) (voir
la ?gure 1.38). La réaction se fait habituellement en une seule manipulation à partir
d’un aldéhyde ou d’une cétone. La synthèse de l’alcane s’accompagne d’un dégagement
d’azote gazeux. Il est donc possible d’employer cette réduction à la place de la réduction
de Clemmensen (voir la ?gure 1.47, p. 33) ou de l’addition d’éthane-1,2-dithiol suivie
d’une désulfuration (voir la ?gure 1.33, p. 22), selon les sensibilités des groupements
fonctionnels présents. Il est à noter que la réduction de Wolff-Kishner ne peut être
employée que pour des composés ne portant aucun substituant sensible aux bases.
La formation de l’hydrazone suit le mécanisme décrit dans la ?gure 1.35 (voir p. 24)
sauf qu’il faut remplacer l’amine primaire par l’hydrazine (NH 2 NH 2 ). Le mécanisme de
l’élimination de l’azote à partir de l’hydrazone est décrit dans la ?gure 1.38.
Figure 1.38 Réaction et mécanisme (à partir de l’hydrazone) de la réduction
des aldéhydes et des cétones en alcanes (réduction de Wolff-Kishner)
1.6 Addition nucléophile
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