Figure 7.13 Transformation réversible d’un alcool en aldéhyde
ou en cétone par le couple redox NAD+/NADH
La transformation du NAD+ en NADH intervient surtout dans les processus oxydants du catabolisme (dégradation des molécules complexes), par exemple dans la glycolyse et dans le cycle de Krebs. À l’inverse, les processus réducteurs se trouvent surtout
dans les réactions d’anabolisme (synthèse des molécules complexes), comme dans la
synthèse des acides gras. Ils impliquent non pas le NADH, mais bien le NADPH, une
version phosphorylée du premier (voir la ?gure 7.14). Le NADPH agit donc comme un
équivalent naturel du borohydrure de sodium.
Figure 7.14
Structure du NADPH
7.5 Acides nucléiques : ADN et ARN
Les acides nucléiques sont constitués de nucléotides unis par des liaisons phosphodiester.
Une liaison β-glycosidique unit la base azotée et le monosaccharide, (le d-ribose dans
l’ARN et le 2-désoxy-d-ribose dans l’ADN) pour former un nucléoside, lequel se lie
avec un groupement phosphate pour former un nucléotide.
L’utilisation du désoxyribose dans l’ADN le rend plus stable que l’ARN. L’absence de
groupement OH (nucléophile) en position 2′ sur le désoxyribose prévient l’hydrolyse
intramoléculaire de l’ADN. En effet, un groupement OOH en position 2′ pourrait aisément attaquer le groupement phosphate en position 3′ et cliver l’ADN (voir la ?gure 7.15).
Comme dans le cas des
peptides et des saccharides, il
est possible de rencontrer des
dinucléotides, des oligonucléotides et des polynucléotides. L’ADN et l’ARN sont
des polynucléotides.
REMARQUE
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