Figure 1.18
Réactivité d’un groupe carbonyle
avec un nucléophile ou un
électrophile
Les réactions d’addition nucléophile constituent la classe la plus importante
de réactions des aldéhydes et des cétones. Le mécanisme de cette réaction peut se faire de
manière irréversible avec un nucléophile fort, ou de manière réversible en présence d’un
nucléophile faible et d’une catalyse acide.
1.6.1 Mécanisme général de l’addition nucléophile
Un nucléophile fort peut facilement attaquer le carbone carbonylique, non seulement
parce que ce dernier est électrophile, mais aussi parce qu’il est facilement accessible en
raison de sa géométrie trigonale plane. Durant l’attaque du nucléophile (Nu
−
), une
liaison NuOC se forme, et le doublet d’électrons de la liaison π migre vers l’oxygène
pour créer un alcoolate (ROO
−
) ; l’hybridation du carbone, auparavant sp
2
, devient
alors sp
3
. Cet alcoolate ayant des propriétés basiques se transforme facilement en alcool
(ROOH) par réaction avec un acide faible (voir la ?gure 1.19).
Figure 1.19
Mécanisme général d’addition
d’un nucléophile fort sur un
aldéhyde ou une cétone en
milieu basique
Les nucléophiles forts sont généralement des composés anioniques ou organométalliques (voir le tableau 1.1). La réaction d’addition est irréversible, puisqu’un nucléophile fort n’est pas un bon groupe partant.
Tableau 1.1 Nucléophiles utilisés pour les additions
sur les aldéhydes et les cétones
Nucléophiles forts (Nu
−
)
Nucléophiles faibles ou neutres (NuH)
Ion hydrure (H
−
)
Eau (H 2 O)
Ion hydroxyde (OH
−
)
Un alcool (ROH)
Ion cyanure (CN
−
)
Ammoniac (NH 3 )
Ion acétylure (RCqC
−
)
Une amine (RNH 2 )
Un organomagnésien (RMgX)
Un organolithien (RLi)
1.6 Addition nucléophile
13
Réactivité d’un groupe carbonyle
avec un nucléophile ou un
électrophile
Les réactions d’addition nucléophile constituent la classe la plus importante
de réactions des aldéhydes et des cétones. Le mécanisme de cette réaction peut se faire de
manière irréversible avec un nucléophile fort, ou de manière réversible en présence d’un
nucléophile faible et d’une catalyse acide.
1.6.1 Mécanisme général de l’addition nucléophile
Un nucléophile fort peut facilement attaquer le carbone carbonylique, non seulement
parce que ce dernier est électrophile, mais aussi parce qu’il est facilement accessible en
raison de sa géométrie trigonale plane. Durant l’attaque du nucléophile (Nu
−
), une
liaison NuOC se forme, et le doublet d’électrons de la liaison π migre vers l’oxygène
pour créer un alcoolate (ROO
−
) ; l’hybridation du carbone, auparavant sp
2
, devient
alors sp
3
. Cet alcoolate ayant des propriétés basiques se transforme facilement en alcool
(ROOH) par réaction avec un acide faible (voir la ?gure 1.19).
Figure 1.19
Mécanisme général d’addition
d’un nucléophile fort sur un
aldéhyde ou une cétone en
milieu basique
Les nucléophiles forts sont généralement des composés anioniques ou organométalliques (voir le tableau 1.1). La réaction d’addition est irréversible, puisqu’un nucléophile fort n’est pas un bon groupe partant.
Tableau 1.1 Nucléophiles utilisés pour les additions
sur les aldéhydes et les cétones
Nucléophiles forts (Nu
−
)
Nucléophiles faibles ou neutres (NuH)
Ion hydrure (H
−
)
Eau (H 2 O)
Ion hydroxyde (OH
−
)
Un alcool (ROH)
Ion cyanure (CN
−
)
Ammoniac (NH 3 )
Ion acétylure (RCqC
−
)
Une amine (RNH 2 )
Un organomagnésien (RMgX)
Un organolithien (RLi)
1.6 Addition nucléophile
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