Figure 1.16
Réactions d’oxydation des
aldéhydes
En raison de la très grande différence de réactivité par rapport à l’oxydation des
aldéhydes et des cétones, il est possible d’utiliser des tests chimiques simples permettant
de déterminer s’il y a présence d’un aldéhyde (test positif). Les cétones, non réactives
dans ces mêmes conditions, donneront un résultat négatif. Le test de Tollens (nommé
ainsi en l’honneur du chimiste allemand Bernhard Christian Gottfried Tollens [18411918] et aussi appelé « test du miroir d’argent ») fait réagir un complexe argent dans
l’ammoniac aqueux avec un aldéhyde en milieu basique. L’aldéhyde est oxydé en ion
carboxylate en raison du milieu réactionnel basique, tandis que les ions Ag
+ sont réduits
en argent métallique
1
, formant un miroir sur la surface intérieure du récipient utilisé
pour la réaction (voir la ?gure 1.17 a). Cette réaction est aussi utilisée pour argenter le
verre à l’aide du méthanal, un aldéhyde peu coûteux.
Dans le test de Fehling (nommé ainsi en l’honneur du chimiste allemand Hermann
Christian von Fehling [1812-1885]), l’ion cuivre (II) (solution bleue) oxyde aussi
sélectivement les aldéhydes en milieu basique et se transforme en ion cuivre (I) présent
sous forme d’un précipité rouge, le Cu 2 O (voir la ?gure 1.17 b). Le test de Fehling offre
l’avantage d’être moins coûteux que le test de Tollens.
Figure 1.17
Oxydation sélective de la fonction
aldéhyde – a) Test de Tollens ;
b) Test de Fehling
Les aldéhydes s’oxydent si facilement que les solutions gardées en réserve contiennent généralement une certaine quantité de l’acide carboxylique correspondant. Cette
contamination, attribuable à la présence d’oxygène dans l’air, est favorisée par la
lumière. Pour cette raison, il est préférable de conserver les aldéhydes dans des bouteilles à l’abri de la lumière et sous une atmosphère d’azote (un gaz inerte).
1.6 Addition nucléophile
En raison de la polarisation du lien CPO (voir la ?gure 1.3, p. 3), la plupart des
réactions des aldéhydes et des cétones impliquent une attaque nucléophile sur le
carbone carbonylique portant une charge partielle positive (voir la ?gure 1.18).
L’oxygène portant une charge négative partielle peut également réagir avec un électrophile (généralement un proton).
Test au miroir d’argent de
Tollens (?gure 1.17 a)
Test de Fehling (?gure 1.17 b)
12
Chapitre 1 Aldéhydes et cétones
Réactions d’oxydation des
aldéhydes
En raison de la très grande différence de réactivité par rapport à l’oxydation des
aldéhydes et des cétones, il est possible d’utiliser des tests chimiques simples permettant
de déterminer s’il y a présence d’un aldéhyde (test positif). Les cétones, non réactives
dans ces mêmes conditions, donneront un résultat négatif. Le test de Tollens (nommé
ainsi en l’honneur du chimiste allemand Bernhard Christian Gottfried Tollens [18411918] et aussi appelé « test du miroir d’argent ») fait réagir un complexe argent dans
l’ammoniac aqueux avec un aldéhyde en milieu basique. L’aldéhyde est oxydé en ion
carboxylate en raison du milieu réactionnel basique, tandis que les ions Ag
+ sont réduits
en argent métallique
1
, formant un miroir sur la surface intérieure du récipient utilisé
pour la réaction (voir la ?gure 1.17 a). Cette réaction est aussi utilisée pour argenter le
verre à l’aide du méthanal, un aldéhyde peu coûteux.
Dans le test de Fehling (nommé ainsi en l’honneur du chimiste allemand Hermann
Christian von Fehling [1812-1885]), l’ion cuivre (II) (solution bleue) oxyde aussi
sélectivement les aldéhydes en milieu basique et se transforme en ion cuivre (I) présent
sous forme d’un précipité rouge, le Cu 2 O (voir la ?gure 1.17 b). Le test de Fehling offre
l’avantage d’être moins coûteux que le test de Tollens.
Figure 1.17
Oxydation sélective de la fonction
aldéhyde – a) Test de Tollens ;
b) Test de Fehling
Les aldéhydes s’oxydent si facilement que les solutions gardées en réserve contiennent généralement une certaine quantité de l’acide carboxylique correspondant. Cette
contamination, attribuable à la présence d’oxygène dans l’air, est favorisée par la
lumière. Pour cette raison, il est préférable de conserver les aldéhydes dans des bouteilles à l’abri de la lumière et sous une atmosphère d’azote (un gaz inerte).
1.6 Addition nucléophile
En raison de la polarisation du lien CPO (voir la ?gure 1.3, p. 3), la plupart des
réactions des aldéhydes et des cétones impliquent une attaque nucléophile sur le
carbone carbonylique portant une charge partielle positive (voir la ?gure 1.18).
L’oxygène portant une charge négative partielle peut également réagir avec un électrophile (généralement un proton).
Test au miroir d’argent de
Tollens (?gure 1.17 a)
Test de Fehling (?gure 1.17 b)
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Chapitre 1 Aldéhydes et cétones
