3.12.4 Synthèse malonique
Dans la section précédente, la séquence d’alkylation sur l’énolate du 3-oxobutanoate
d’éthyle et de décarboxylation permet d’obtenir une méthylcétone (RCH 2 COCH 3 ) à
partir d’un dérivé halogéné (RX). Cette même séquence, faite à partir du malonate de
diéthyle, permet de synthétiser des acides acétiques substitués (RCH 2 COOH) : il s’agit
de la synthèse malonique (voir la ?gure 3.69).
Figure 3.69
Comparaison de la synthèse
des méthylcétones et de
la synthèse malonique
La clé de cette séquence de réactions est l’utilisation du malonate de diéthyle (propanedioate de diéthyle) : cette molécule perd facilement un proton (pK a = 13,5) au contact
d’une base forte pour créer un anion stabilisé par résonance. Cet anion peut ensuite
effectuer une substitution nucléophile sur un dérivé halogéné, et la molécule résultante peut subir une réaction de décarboxylation lorsqu’elle est traitée en milieu acide
aqueux à chaud (voir la ?gure 3.70). Tout comme la synthèse des méthylcétones, il est
également possible d’alkyler une deuxième fois avant d’effectuer la décarboxylation.
Figure 3.70 Étapes de la synthèse malonique
Toutes ces réactions de condensation et d’alkylation, qu’elles soient intermoléculaires ou intramoléculaires, sont très utiles en synthèse, puisqu’elles permettent de
créer de nouveaux liens carbone-carbone et de bâtir de nouvelles molécules (ce qui est
toujours très recherché).
3.12 Réactions en position α du groupe carbonyle des acides carboxyliques et de leurs dérivés
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