88 Monocots
Pourtant, chez quelques très rares espèces (Dragonniers, Yuccas), le tronc
s’accroît en diamètre, mais c’est par un mécanisme tout à fait différent de
celui qui s’observe chez les arbres véritables : les cellules les plus externes du
cylindre central se dédifférencient en un tissu dans lequel de nouveaux faisceaux conducteurs de sèves apparaissent.
Les tiges feuillées
1 ne se ramifient généralement pas. Ce qui explique que les
ports arbustifs ou buissonnants soient rares chez les Monocots. C’est en fait,
une conséquence de l’absence de cambium : une ramification aérienne, pour
être rigide, impose l’épaississement des axes les plus anciens.
Les tiges souterraines peuvent aussi évoluer en rhizome ou en bulbe :
Le rhizome
Tige souterraine horizontale modifiée, il porte des feuilles réduites à l’état
d’écailles (fig. 71). Chaque année, cette tige s’allonge tandis que, au fur et à
mesure, ses parties les plus âgées meurent et se désorganisent.
Dans le cas le plus simple, le rhizome (dit monopodique) s’accroît indéfiniment par son bourgeon terminal; la pousse florifère (portant feuilles et fleurs)
se forme à partir d’un bourgeon latéral (dit axillaire). Ce n’est pas le cas le
plus fréquent.
1. Une ramification de type dichotomique, par fragmentation du méristème terminal, peut
s’observer chez quelques espèces : Palmier de Thèbes, Dragonnier, Yucca et alliées. Les
rhizomes, lesquels ne sont pas soumis à la pesanteur, sont souvent ramifiés : rhizome du Chiendent (p. 112) par exemple.
Sol
Graine
Racine 1 re
Racines
adventives
Fig. 59. Élargissement du méristème apical chez les Monocots ; les premiers entrenœuds (6 sur ce schéma) de la tige sont enfouis dans le sol, très rapprochés les
uns des autres et portent de nombreuses racines adventives; à chaque entrenœud, la tige s’élargit jusqu’à ce que son diamètre maximum soit atteint. Chez
les Palmiers, le méristème apical garde d’ailleurs certaines possibilités d’élargissement, notamment au niveau du départ des feuilles.
Pourtant, chez quelques très rares espèces (Dragonniers, Yuccas), le tronc
s’accroît en diamètre, mais c’est par un mécanisme tout à fait différent de
celui qui s’observe chez les arbres véritables : les cellules les plus externes du
cylindre central se dédifférencient en un tissu dans lequel de nouveaux faisceaux conducteurs de sèves apparaissent.
Les tiges feuillées
1 ne se ramifient généralement pas. Ce qui explique que les
ports arbustifs ou buissonnants soient rares chez les Monocots. C’est en fait,
une conséquence de l’absence de cambium : une ramification aérienne, pour
être rigide, impose l’épaississement des axes les plus anciens.
Les tiges souterraines peuvent aussi évoluer en rhizome ou en bulbe :
Le rhizome
Tige souterraine horizontale modifiée, il porte des feuilles réduites à l’état
d’écailles (fig. 71). Chaque année, cette tige s’allonge tandis que, au fur et à
mesure, ses parties les plus âgées meurent et se désorganisent.
Dans le cas le plus simple, le rhizome (dit monopodique) s’accroît indéfiniment par son bourgeon terminal; la pousse florifère (portant feuilles et fleurs)
se forme à partir d’un bourgeon latéral (dit axillaire). Ce n’est pas le cas le
plus fréquent.
1. Une ramification de type dichotomique, par fragmentation du méristème terminal, peut
s’observer chez quelques espèces : Palmier de Thèbes, Dragonnier, Yucca et alliées. Les
rhizomes, lesquels ne sont pas soumis à la pesanteur, sont souvent ramifiés : rhizome du Chiendent (p. 112) par exemple.
Sol
Graine
Racine 1 re
Racines
adventives
Fig. 59. Élargissement du méristème apical chez les Monocots ; les premiers entrenœuds (6 sur ce schéma) de la tige sont enfouis dans le sol, très rapprochés les
uns des autres et portent de nombreuses racines adventives; à chaque entrenœud, la tige s’élargit jusqu’à ce que son diamètre maximum soit atteint. Chez
les Palmiers, le méristème apical garde d’ailleurs certaines possibilités d’élargissement, notamment au niveau du départ des feuilles.
