Appareil végétatif
89
Le plus souvent le bourgeon terminal, à l’époque de la floraison, se redresse
verticalement, sort de terre et donne la pousse florifère. C’est alors un bourgeon latéral (axillaire) qui produira le prochain axe aérien (rhizome dit
sympodique). Ce dispositif est meilleur car il évite l’accumulation de mutations au niveau du même bourgeon fonctionnant de façon théoriquement
indéfinie
Le bulbe
C’est une tige feuillée modifiée, mais, contrairement au rhizome, extrêmement
courte et d’orientation verticale, elle est appelée plateau du bulbe en raison de
sa forme (fig. 64). Les feuilles, dépourvues de chlorophylle, dilatées et généralement réduites à la gaine, sont emboîtées les unes dans les autres. Les plus
externes, donc les plus âgées, mortes, amincies et desséchées, ont un rôle
protecteur. Les autres sont, au contraire, épaisses, charnues, gorgées de
réserves. On les appelle des écailles si leur insertion sur le plateau du bulbe
n’est qu’un croissant; des tuniques, si c’est un anneau, les bords latéraux étant
réunis l’un à l’autre comme chez l’Ail ou le Poireau.
Dans le premier cas, on a des bulbes écailleux (Lis, fig. 64); dans le second,
des bulbes tuniqués (Tulipe, fig. 63, Jacinthe, fig. 72.2). Le bourgeon terminal
de cette tige donne la pousse aérienne florifère (parfois accompagnée de
pousses issues de bourgeons axillaires).
Feuilles
Les feuilles sont simples et à nervation parallèle (fig. 60).
Le limbe n’est pas divisé en plusieurs folioles indépendantes. Les feuilles
palmées ou pennées des Palmiers semblent contredire ce fait; en réalité, leurs
divisions ne sont que des déchirures du limbe.
Les feuilles de Monocots n’ont, en fait, pas de véritable limbe et sont réduites
au pétiole élargi en gaine à la base et en faux limbe au sommet : il en résulte
une nervation parallèle.
La feuille des Angiospermes comprend, en effet, typiquement (fig. 83 à
gauche) :
— un limbe à nervation pennée ou palmée;
— un pétiole (dans lequel les faisceaux ont une orientation parallèle);
— une base foliaire – souvent élargie en gaine – et des stipules.
Chez les Monocots, en raison de l’évolution simplificatrice, le limbe disparaît.
Par compensation – par un phénomène dit de surévolution – le pétiole
s’aplatit en un faux limbe à nervures parallèles, tandis que la base foliaire
devient très importante et constitue généralement une gaine enveloppant soit
la tige, soit les feuilles les plus jeunes. Cette gaine est fendue si les deux bords
ne se réunissent pas (ex. : Poacées), soit même fermée, si ses bords se
soudent : la feuille forme alors un véritable cylindre (ex. : Poireau et Cypéracées). De plus, cette gaine est souvent surmontée d’une ligule.
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Le plus souvent le bourgeon terminal, à l’époque de la floraison, se redresse
verticalement, sort de terre et donne la pousse florifère. C’est alors un bourgeon latéral (axillaire) qui produira le prochain axe aérien (rhizome dit
sympodique). Ce dispositif est meilleur car il évite l’accumulation de mutations au niveau du même bourgeon fonctionnant de façon théoriquement
indéfinie
Le bulbe
C’est une tige feuillée modifiée, mais, contrairement au rhizome, extrêmement
courte et d’orientation verticale, elle est appelée plateau du bulbe en raison de
sa forme (fig. 64). Les feuilles, dépourvues de chlorophylle, dilatées et généralement réduites à la gaine, sont emboîtées les unes dans les autres. Les plus
externes, donc les plus âgées, mortes, amincies et desséchées, ont un rôle
protecteur. Les autres sont, au contraire, épaisses, charnues, gorgées de
réserves. On les appelle des écailles si leur insertion sur le plateau du bulbe
n’est qu’un croissant; des tuniques, si c’est un anneau, les bords latéraux étant
réunis l’un à l’autre comme chez l’Ail ou le Poireau.
Dans le premier cas, on a des bulbes écailleux (Lis, fig. 64); dans le second,
des bulbes tuniqués (Tulipe, fig. 63, Jacinthe, fig. 72.2). Le bourgeon terminal
de cette tige donne la pousse aérienne florifère (parfois accompagnée de
pousses issues de bourgeons axillaires).
Feuilles
Les feuilles sont simples et à nervation parallèle (fig. 60).
Le limbe n’est pas divisé en plusieurs folioles indépendantes. Les feuilles
palmées ou pennées des Palmiers semblent contredire ce fait; en réalité, leurs
divisions ne sont que des déchirures du limbe.
Les feuilles de Monocots n’ont, en fait, pas de véritable limbe et sont réduites
au pétiole élargi en gaine à la base et en faux limbe au sommet : il en résulte
une nervation parallèle.
La feuille des Angiospermes comprend, en effet, typiquement (fig. 83 à
gauche) :
— un limbe à nervation pennée ou palmée;
— un pétiole (dans lequel les faisceaux ont une orientation parallèle);
— une base foliaire – souvent élargie en gaine – et des stipules.
Chez les Monocots, en raison de l’évolution simplificatrice, le limbe disparaît.
Par compensation – par un phénomène dit de surévolution – le pétiole
s’aplatit en un faux limbe à nervures parallèles, tandis que la base foliaire
devient très importante et constitue généralement une gaine enveloppant soit
la tige, soit les feuilles les plus jeunes. Cette gaine est fendue si les deux bords
ne se réunissent pas (ex. : Poacées), soit même fermée, si ses bords se
soudent : la feuille forme alors un véritable cylindre (ex. : Poireau et Cypéracées). De plus, cette gaine est souvent surmontée d’une ligule.
