Appareil végétatif
87
côté le point végétatif de la tige qui acquiert une position latérale
caractéristique.
Les Monocots, herbacées et non ramifiées (voir plus bas), se développent en
effet par le jeu de bourgeons latéraux, comme nous le verrons à propos des
rhizomes et des bulbes de différentes familles (fig. 64, fig. 65, fig. 71 et
fig. 73). La structure de l’embryon anticipe ainsi celle de la plante adulte.
APPAREIL VÉGÉTATIF
Racines
Très généralement, la racine principale avorte dès la plantule; elle est
remplacée par de nombreuses racines adventives qui naissent à la base de la
tige. Cela se voit chez le Poireau, par exemple. Ce sont ces racines adventives
qui sont à l’origine du phénomène du tallage des céréales.
Tiges
Les tiges feuillées sont de type essentiellement herbacé car l’évolution simplificatrice a fait disparaître
1 ce que l’on appelle les formations secondaires qui
permettent l’épaississement progressif des racines et des tiges chez les
Angiospermes ligneuses, les Gymnospermes et qui sont la cause du port arborescent avec « tronc » et « branches ». Chez ces groupes, les formations
primaires sont temporaires, vite remplacées par les formations secondaires qui
assurent la rigidité des organes. Aussi les faisceaux ou « cordons » conducteurs de sève n’ont besoin que d’être en petit nombre.
Il n’en va pas de même chez les Monocots où les faisceaux ne sont pas
remplacés par des structures secondaires : ils assurent la rigidité et il y a multiplication des faisceaux qui se répartissent sur plusieurs cercles.
Le caractère herbacé des Monocots se retrouve même chez les espèces tropicales dont le port semble arborescent : Palmiers, Bambous. Chez ces espèces,
la tige n’est nullement constituée comme le tronc des arbres véritables : c’est
une véritable tige herbacée rendue rigide et épaisse par le nombre très élevé
des faisceaux et par l’importante sclérification du parenchyme. De plus, si la
tige peut dans ces cas atteindre un volume assez important, c’est que le méristème apical accroît progressivement sa circonférence jusqu’à ce qu’il ait
atteint un diamètre définitif pour une espèce déterminée. Il en résulte que la
tige a, sur une faible longueur, la forme d’un cône renversé dans sa partie la
plus jeune, généralement enterrée et pourvue de nombreuses racines adventives, puis elle prend et conserve définitivement la forme d’un cylindre
(fig. 59).
1. « Au cours de l’évolution d’unc lignée, un organe disparu ne réapparaît jamais » loi de Dollo,
(paléontologiste belge : 1857-1931).
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côté le point végétatif de la tige qui acquiert une position latérale
caractéristique.
Les Monocots, herbacées et non ramifiées (voir plus bas), se développent en
effet par le jeu de bourgeons latéraux, comme nous le verrons à propos des
rhizomes et des bulbes de différentes familles (fig. 64, fig. 65, fig. 71 et
fig. 73). La structure de l’embryon anticipe ainsi celle de la plante adulte.
APPAREIL VÉGÉTATIF
Racines
Très généralement, la racine principale avorte dès la plantule; elle est
remplacée par de nombreuses racines adventives qui naissent à la base de la
tige. Cela se voit chez le Poireau, par exemple. Ce sont ces racines adventives
qui sont à l’origine du phénomène du tallage des céréales.
Tiges
Les tiges feuillées sont de type essentiellement herbacé car l’évolution simplificatrice a fait disparaître
1 ce que l’on appelle les formations secondaires qui
permettent l’épaississement progressif des racines et des tiges chez les
Angiospermes ligneuses, les Gymnospermes et qui sont la cause du port arborescent avec « tronc » et « branches ». Chez ces groupes, les formations
primaires sont temporaires, vite remplacées par les formations secondaires qui
assurent la rigidité des organes. Aussi les faisceaux ou « cordons » conducteurs de sève n’ont besoin que d’être en petit nombre.
Il n’en va pas de même chez les Monocots où les faisceaux ne sont pas
remplacés par des structures secondaires : ils assurent la rigidité et il y a multiplication des faisceaux qui se répartissent sur plusieurs cercles.
Le caractère herbacé des Monocots se retrouve même chez les espèces tropicales dont le port semble arborescent : Palmiers, Bambous. Chez ces espèces,
la tige n’est nullement constituée comme le tronc des arbres véritables : c’est
une véritable tige herbacée rendue rigide et épaisse par le nombre très élevé
des faisceaux et par l’importante sclérification du parenchyme. De plus, si la
tige peut dans ces cas atteindre un volume assez important, c’est que le méristème apical accroît progressivement sa circonférence jusqu’à ce qu’il ait
atteint un diamètre définitif pour une espèce déterminée. Il en résulte que la
tige a, sur une faible longueur, la forme d’un cône renversé dans sa partie la
plus jeune, généralement enterrée et pourvue de nombreuses racines adventives, puis elle prend et conserve définitivement la forme d’un cylindre
(fig. 59).
1. « Au cours de l’évolution d’unc lignée, un organe disparu ne réapparaît jamais » loi de Dollo,
(paléontologiste belge : 1857-1931).
