72 Angiospermes
La double fécondation (et sa conséquence la formation d’albumen) est le
meilleur critère permettant de définir les Angiospermes
1 .
Formation de l’albumen
L’albumen digère les restes du prothalle, envahit toute la cavité de l’ovule;
c’est un tissu riche en substances de réserves, aux dépens duquel l’embryon va
se développer (fig. 47). L’albumen, tissu à 3n chromosomes
2 , se substitue
ainsi au prothalle femelle, tissu à n, dans son rôle nourricier : c’est là un
perfectionnement, la nourriture de l’embryon étant mieux assurée par un tissu
de réserve polyploïde.
1. Chez les Gymnospermes, le second gamète mâle ou bien dégénère, ou bien, plus rarement,
assure la fécondation d’un second archégone (appelé d’ailleurs lui-même à dégénérer). Chez
l’Ephèdre (cf. p. 57), le second gamète fusionne avec la cellule sœur de l’oosphère, mais après
quelques divisions les noyaux formés avortent et ne donnent pas naissance à un tissu de réserve.
2. Par un mécanisme d’endoploïdie les cellules de l’albumen deviennent polyploïdes, ce qui favorise la biosynthèse de molécules destinées à l’alimentation de l’embryon.
s
o
o
a
gm
gm
np
t
t
0
20 µ
1
2
3
Fig. 46. La double fécondation. En 1, sac embryonnaire avant la fécondation; En 2,
les deux gamètes mâles (gm) libérés par le tube pollinique (t) vont, l’un vers
l’oosphère, l’autre vers l’un des noyaux polaires. Remarquer la destruction de
l’une des synergides, due à l’impact du tube pollinique. En 3, les gamètes sont
prêts à fusionner : en haut, l’un des gamètes mâles et l’oosphère, au centre
l’autre gamète mâle et les noyaux polaires qui se réunissent préalablement (o,
oosphère; s, synergides; np, noyaux polaires : a, antipodes).
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