60 Angiospermes
Les formes herbacées et annuelles sont nombreuses, avec pour conséquence
une maturité sexuelle plus rapide (les arbres ne produisent des graines qu’au
bout de plusieurs années), ce qui permet une reproduction accélérée de
l’espèce et, par la suite, un brassage des combinaisons géniques favorables à la
création de variétés ou même d’espèces nouvelles. C’est là un phénomène
proche de la néoténie et correspondant à la possibilité de reproduction d’organismes juvéniles. Ces perfectionnements se concrétisent finalement par une
extrême diversification des formes : des plantes bulbeuses aux plantes cactiformes, des plantes en coussinets aux troncs de plus de 100 m des Eucalyptus,
des lianes de plus de 300 m de long aux herbes et aux plantes flottantes, tous
les types se rencontrent chez les Angiospermes.
APPAREIL REPRODUCTEUR
Il est innovant :
Inflorescence
Les fleurs se groupent en inflorescence, dont on distingue deux types
fondamentaux :
— la grappe et ses variétés (fig. 37-1 à 6) dont l’axe principal ne porte généralement pas de fleur (inflorescence indéfinie);
— la cyme (fig. 37-7 à 10) où une fleur termine chaque fois l’axe principal
(inflorescence définie).
Le passage d’une tige à développement végétatif (elle forme alors indéfiniment
des bourgeons à l’origine de nouvelles ramifications végétatives) à l’inflorescence (les bourgeons se transforment en fleurs) est sous dépendance génétique.
Les mutants floricaula l (flo-I) et mère l (ap-l) isolés chez l’Arabette et le
Muflier sont caractérisés par le remplacement des fleurs à l’aisselle des bractées par des pousses à croissance indéfinie qui présentent à leur tour des
bractées axillant d’autres pousses et cela indéfiniment. Au contraire chez le
mutant centroradialis (Muflier), une fleur termine la grappe. Le phytochrome,
pigment récepteur de la lumière, intervient dans l’activation des gènes.
Fleurs
Chaque fleur est reliée à l’axe de l’inflorescence par un pédicelle. La fig. 38
(coupe florale) permet de définir la région inférieure de la fleur, située du côté
de la bractée et la région adossée à l’axe ou région supérieure. Les organes
sexuels sont groupés en fleurs bisexuées au sommet du pédicelle floral plus ou
moins élargi (fig. 38) en réceptacle :
Le réceptacle
1 , peut être bombé en thalamus, plan, ou creusé en forme de
coupe.
1. Du grec thalamos, couche nuptiale, le thalamus porte les éléments réproducteurs mâles et femelles.
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