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EMBRANCHEMENT
DES ANGIOSPERMES
OU PLANTES À OVAIRES
CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES ANGIOSPERMES
C’est un groupe immense (fig. 54) comprenant 200 000 à 250 000 espèces
groupées en 400 à 500 familles et dont la morphologie – arbres, arbustes,
herbes… – est des plus variables.
À l’échelle du globe, exceptées quelques zones de végétation particulières
(forêt de Conifères des régions froides, Lichens et Mousses des toundras, forêt
tropicale à Fougères arborescentes…) les Angiospermes sont partout dominantes depuis le début du Tertiaire.
Les Angiospermes, par rapport aux Gymnospermes, sont fondamentalement
définies par trois caractères :
— les organes reproducteurs se groupent en fleurs bisexuées;
— l’ovaire et le fruit : les écailles ovulifères ou carpelles (du grec karpos :
fruit) forment un ovaire entourant complètement les ovules – d’où le nom
d’Angiospermes donné à l’embranchement (du grec aggeion, petite urne) – et,
après la fécondation, se transforment en fruit;
— le gamétophyte femelle, situé dans l’ovule et appelé sac embryonnaire, est
le siège d’une double fécondation, l’une, classique, à l’origine de l’embryon,
l’autre à l’origine de l’albumen, tissu de réserve des graines.
APPAREIL VÉGÉTATIF
Il est très perfectionné :
Le xylème se différencie en vaisseaux à rôle conducteur et en fibres à rôle de
soutien. Les vaisseaux sont rayés, réticulés, ponctués et leurs cloisons transversales disparaissent, permettant une circulation continue de la sève : de tels
vaisseaux sont dits parfaits (en fait les plus jeunes vaisseaux, annelés ou
spiralés, gardent leurs cloisons transversales et sont « imparfaits » comme
ceux des ptéridophytes et des Gymnospermes).
Le phloème différencie, en plus des tubes criblés, des cellules compagnes.
La ramification est toujours latérale, non dichotomique : chaque rameau est
alors axilé par une feuille modifiée ou bractée (souvent caduque).
L’accroissement en largeur se fait par le jeu de méristèmes secondaires,
comme chez les Gymnospermes.
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